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Le chauffage au bois
Pour la
plupart d’entre nous, un feu de foyer signifie une soirée tranquille à se
relaxer, à contempler les mille et une lueurs de la flamme dansante en
écoutant avec ravissement le crépitement des bûches dans la cheminée...
Mais à quel prix?
Qu’elles proviennent d’un poêle à bois, d’un foyer ou d’un
feu de camp, les fumées qui s’en dégagent ne sont pas aussi « inoffensives »
qu’on voudrait bien le croire. Selon Environnement Canada, un poêle à bois
non certifié émet autant de particules fines dans l'atmosphère en neuf
heures qu'un poêle certifié fonctionnant soixante heures ou une automobile
de type intermédiaire parcourant 18 000 km en un an.
Le
chauffage au bois représente une source importante de contaminants dans
l’atmosphère : monoxyde de carbone (CO), composés organiques volatils (COV),
particules fines (PM2,5), oxydes d’azote (NOx)
et hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP). La fumée dégagée par la
combustion du bois est présente à l’extérieur comme à l’intérieur des
maisons.
Dans les quartiers où le chauffage au bois est répandu,
l'exposition aux contaminants provenant de la fumée des cheminées peut avoir
des effets néfastes sur la santé des résidents.
La situation au Québec
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Sources de
particules fines d'origine humaine au Québec

Source : Environnement
Canada, 2000 |
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La combustion du bois s’ajoute aux autres sources de
pollution tels le transport et les industries. Elle contribue à augmenter
les concentrations de contaminants toxiques dans l’air.
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Au Québec, le chauffage au bois résidentiel est responsable
de la moitié des émissions de particules fines provenant des activités
humaines. Sur le plan local, la contribution à la pollution causée par ce
type de combustion peut être beaucoup plus importante. À titre d’exemple,
une
campagne d’échantillonnage sur le chauffage au bois réalisée en 1999 sur
l’île de Montréal
par la Communauté urbaine de Montréal (CUM) a montré
qu’en hiver, dans un quartier résidentiel, les concentrations de COV, de
particules fines et de HAP étaient souvent supérieures à celles mesurées
dans le centre-ville de Montréal. Sous certaines conditions météorologiques,
les concentrations de contaminants dans l’air ambiant peuvent atteindre des
niveaux élevés dans certains quartiers. Ce genre de situation peut survenir
dans de nombreux endroits au Québec.
Le nombre d’installations de chauffage au bois est en
progression au Québec. Les données de Statistique Canada montrent que le
nombre de logements dans lesquels on a recours au chauffage au bois a
augmenté d’environ 60 % de 1987 à 2000. Durant cette même période,
l’augmentation du nombre de logements était de moins de 20 %.

Source : Statistique Canada

Effets de la fumée sur la santé
Les particules émises par le chauffage au bois sont de très petite
taille, soit moins de 2,5 microns, ce qui leur permet de pénétrer
profondément dans les voies respiratoires et de nuire à leur fonctionnement.
Effets potentiels sur la santé de certains contaminants
issus de la fumée de bois lorsque leur concentration est trop élevée dans
l’air
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Contaminants |
Effets |
| Monoxyde de carbone |
CO |
Maux de tête, nausées, étourdissements,
aggravation de l’angine chez les personnes ayant des problèmes
cardiaques |
| Composés organiques volatils |
COV |
Irritation et maux respiratoires; certains
COV sont cancérigènes (ex. : benzène) |
| Acroléine et formaldéhyde |
― |
Irritation des yeux et des voies
respiratoires |
| Particules fines |
PM2,5 |
Irritation des voies pulmonaires;
aggravation des maladies cardiorespiratoires, mortalité plus hâtive |
| Oxydes d'azote |
NOx |
Irritation du système respiratoire, douleur
à l'inspiration, toux, oedème pulmonaire |
| Hydrocarbures aromatiques polycycliques |
HAP |
Certains HAP sont considérés comme
mutagènes ou cancérigènes ou soupçonnés de l’être |
| Dioxines et furannes |
― |
Cancérigènes probables |
Source : Direction de la santé publique de Montréal-Centre
Ces effets peuvent être plus ou moins accentués selon la sensibilité des
personnes. Les enfants très jeunes, les personnes âgées et celles souffrant
d’asthme, d’emphysème ou de problèmes cardiaques sont les plus sensibles à
la pollution de l’air.
L'air intérieur
En plus d’émettre des
contaminants dans l’air extérieur, les appareils de combustion du bois
peuvent modifier la qualité de l’air des habitations lorsqu’une partie des
gaz de combustion et des particules fines reviennent à l’intérieur. Ces
fuites à l’intérieur de la maison seront plus ou moins importantes selon le
type d’appareil utilisé, la qualité de son installation et les façons de le
faire fonctionner. Une étude de la Direction de la santé publique de
Montréal-Centre a montré que les personnes qui utilisent un poêle à bois
présentent dans leur urine des concentrations plus élevées de contaminants
que celles n’ayant pas de poêle à bois. La combustion du bois constitue donc
une source d’exposition supplémentaire à des substances toxiques à
l’intérieur des maisons.
Que faire?
Pour limiter votre exposition aux contaminants provenant du chauffage au
bois, vous pouvez effectuer les gestes suivants :
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Gestes |
Raisons |
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Éviter l'utilisation du chauffage au bois comme mode de chauffage
principal. |
Les autres modes de chauffage, à l'électricité, au gaz ou à l'huile,
sont moins polluants. |
| Limiter le plus possible l'utilisation des
: |
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Diminue la quantité de contaminants libérés
dans l'air intérieur et extérieur. |
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Diminue la quantité de contaminants libérés dans l'air extérieur. |
| Lorsque vous chauffez au bois : |
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Diminue la formation de contaminants très
nocifs comme les dioxines et les furannes. |
-
selon la disponibilité des ressources,
opter pour l'utilisation d'un bois dur et séché pendant au moins six
mois, comme le chêne, l'érable ou le bouleau, plutôt qu'un bois mou
comme le sapin, le pin ou l'épinette.
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Émet moins de contaminants dans l'air.
Plus sécuritaire, car le bois dur et séché produit moins de créosote. |
| Si l'achat d'un poêle ou d'un foyer est
envisagé : |
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- s'assurer qu'il répond à un besoin réel;
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Le chauffage au bois émet des contaminants
dans l'air intérieur et extérieur. |
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N'émet pas de contaminant dans l'air. |
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Un
poêle certifié diminue d'environ 90 % les émissions de particules par
rapport à un poêle conventionnel. |
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Respecter le Code canadien d'installation des appareils à combustion.
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Plus sécuritaire.
Fonctionnement adéquat de l'appareil. |
Entre le début décembre et mi-avril, le
programme
Info-Smog hivernal pour la grande région de Montréal renseigne la
population sur les conditions de dispersion atmosphérique. Dans les cas de
mauvaises dispersions, il est fortement recommandé de ne pas utiliser le
chauffage au bois. |
Pour en savoir plus...Plusieurs sites
traitent du chauffage au bois :
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Dépliant - Le chauffage au bois : pas aussi « inoffensif » qu'on
voudrait bien le croire!
Format PDF,
176 ko
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