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Le Programme d’inspection et d’entretien des véhicules automobiles lourds (PIEVAL) a pour but d’améliorer la qualité de l’air, particulièrement en milieu urbain, en réduisant les émissions de particules, de composés organiques volatils (COV) et de monoxyde de carbone (CO) produites par les véhicules lourds. Il assure aussi un rôle non négligeable dans la lutte contre les changements climatiques puisque l’entretien adéquat des véhicules réduit également leur consommation de carburant, et donc leurs émissions de gaz à effet de serre.
Le PIEVAL s’appuie sur le Règlement sur les normes environnementales applicables aux véhicules lourds, entré en vigueur le 1er juin 2006 et modifié le 2 mars 2011.
Documents à consulter
Dépliant
d'information
(
format
PDF, 341 ko)
Étapes à suivre pour le
propriétaire d'un véhicule non conforme
(
format
PDF, 1,6 Mo)
Accréditation des établissements d'analyse des émissions des véhicules lourds
Caractérisation visuelle des émissions des véhicules lourds 2007
Le programme mise sur des mesures de vérification des émissions,
sur des mesures anti-altérations et sur des mesures de contrôle de la
qualité des équipements.
Qu’est-ce qu’une altération?
L’altération est l’enlèvement, la modification, le mauvais réglage, la mise hors service de systèmes de contrôle des émissions ou du moteur, ou l’utilisation de carburants inadéquats. Les propriétaires de véhicules lourds ont parfois recours à l’altération dans le but d’accroître la puissance du moteur. Outre l’accroissement des émissions, l’altération, l’entretien insuffisant et les mauvaises habitudes de conduite se traduisent souvent par une réduction de la vie utile du moteur, par une baisse de sa performance et par des frais d’exploitation plus élevés.
Mesures visant la vérification de la performance des équipements
installés
Sur le territoire du Québec, les véhicules lourds qui présentent
des signes d’émissions excessives, soit une fumée abondante ou une odeur
excessive, sont soumis, lors d’un contrôle routier de la Société de
l’assurance automobile du Québec (SAAQ), à une analyse de leurs émissions
au tuyau d’échappement. Les contrôleurs routiers s’assurent que les
véhicules lourds interceptés sont conformes aux normes applicables selon
la réglementation québécoise. Les normes et les méthodes de mesures
sont décrites aux sections 6 et 7.
Mesures anti-altérations
Le programme vise à empêcher toute altération ou modification qui
rend inefficaces ou moins efficaces les systèmes ou appareils antipollution
équipant les véhicules lourds.
Tout véhicule lourd circulant dans la partie du territoire du Québec
située au sud du 55e parallèle ou tout véhicule lourd qui
est vendu, loué, mis à la disposition de quiconque contre valeur, doit
être pourvu d’un appareil ou d’un système antipollution en état de fonctionnement
et qui réduit l’émission dans l’atmosphère d’hydrocarbures, de monoxyde
de carbone, d’oxydes d’azote ou de particules.
Mesures visant le contrôle de la qualité des équipements
antipollution de remplacement
Le programme vise aussi à s’assurer de la qualité des équipements antipollution de remplacement. Tout appareil ou système antipollution de remplacement installé sur un véhicule lourd doit être conforme à celui utilisé comme unité de remplacement par le manufacturier du véhicule. De plus, l’appareil ou le système antipollution de remplacement doit porter le code d’identification de son fabricant.
Dans le cas des véhicules lourds, le gouvernement fédéral impose
des normes d’émissions pour les véhicules neufs. Cependant, une fois
en usage, ces moteurs peuvent produire des émissions supérieures à celles
prévues à l’origine. Cela peut résulter d’un entretien insuffisant,
de l’altération de composantes du moteur ou de mauvaises habitudes de
conduite. Ainsi, les moteurs défectueux peuvent produire des quantités
excessives de particules ou de certains gaz.
Les avantages de l’implantation d’un programme d’inspection
et d’entretien des véhicules automobiles lourds sont nombreux. Le PIEVAL
:
Au sujet des contaminants, on prévoit réduire :
Les polluants, la santé et l’environnement
Les émissions des véhicules lourds sont une des sources
de pollution à l’origine de la détérioration de la qualité de l’air,
ce qui a des conséquences multiples sur l’environnement et sur la
santé publique. En effet, on estime que 1 540 décès sont attribuables,
chaque année à Montréal, à la pollution atmosphérique (Santé Canada,
2004).
Le territoire visé couvre l’ensemble du Québec, à l’exception de
la partie située au nord du 55e parallèle. Ce territoire
inclut la majorité des routes reliées au réseau routier du Québec.
Tous les véhicules lourds déjà soumis à un contrôle de sécurité effectué
par la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ) et circulant
sur le réseau routier sont visés.
Ne sont pas visés :
Les contrôleurs routiers de la Société de l’assurance automobile
du Québec (SAAQ) effectuent des patrouilles sur le réseau routier du
Québec, ce qui leur permet de repérer les véhicules lourds fonctionnant
au diesel ou à l’essence qui semblent produire des émissions semblent
excessives.
Étapes de contrôle pour un véhicule lourd fonctionnant au diesel
Étapes de contrôle pour le véhicule lourd fonctionnant à l’essence ou au gaz
Véhicules lourds fonctionnant au diesel
L’opacité des émissions d’un véhicule lourd fonctionnant au diesel est
mesurée :
« Selon l’année du modèle, des normes d’opacité maximale
de 30 à 40 % sont appliquées aux véhicules lourds fonctionnant au diesel.
» (Voir section 7)
Véhicules lourds fonctionnant à l’essence ou au gaz
Dans le cas des véhicules lourds fonctionnant à l’essence ou au gaz,
le programme vise à identifier les véhicules lourds dont les émissions
sont visibles à l’œil nu (émissions visibles de couleur bleuâtre), ou
dont la forte odeur d’hydrocarbures les rend facilement détectables.
Depuis le 1er juin 2006, le contrôleur peut effectuer un
test à l’aide d’un analyseur de 4 gaz ou 5 gaz selon la méthode intitulée
Preconditioned Two Speed Idle Test Procedure [USEPA Publication
EPA-AA-TSS-I/M-90-3 January 1991 – Recommended I/M Short Test Procedures
for the 1990’s : Six Alternatives].
« Les normes de CO et de HC varient selon l’année de modèle
du véhicule lourd fonctionnant à l’essence ou au gaz. » (Voir
section 7)
Les normes d’opacité des véhicules lourds fonctionnant au diesel
À compter du 1er mai 2011, les normes d’opacité fixées pour
le Québec seront les mêmes que celles de l’Ontario et elles surpasseront
celles qui sont en vigueur dans la grande majorité des États américains.
Le tableau 2 présente les normes d’émissions à
respecter selon l’année du modèle des véhicules lourds fonctionnant
au diesel. Comme dans les autres provinces et États, les normes d’émissions
du Québec ont été resserrées progressivement, de manière à implanter
harmonieusement le programme de contrôle.
Tableau 2 : Pourcentage
maximal d’opacité des émissions pour les
véhicules lourds fonctionnant au diesel
| Année de modèle | Normes applicables |
| À compter du 1er mai 2011 | |
| 1991 et plus récents | 30 % |
| 1990 et plus anciens | 40 % |
Les normes d’émissions des véhicules lourds fonctionnant à l'essence
ou au gaz
Émissions de HC ou du CO :
Les normes fixées au Québec pour les HC et le CO sont présentées
au tableau 3. Ce sont les mêmes que celles qui
sont appliquées dans la majorité des États et des provinces.
De plus, la somme des teneurs en CO2 et en CO doit être
d’au moins 6 %.
Émissions visibles à l’œil nu :
Lorsque le véhicule lourd fonctionnant à l’essence dégage d’importantes
émissions visibles à l’œil et susceptibles d’endommager l’appareil de
mesure, le contrôleur routier vérifiera si elles sont perceptibles pendant
5 secondes sur une période d’une minute.
Tableau 3 : Normes
d’émissions pour les véhicules lourds fonctionnant à essence ou au gaz*
depuis le 1er juin 2006
| Année du modèle |
HC (ppm) |
CO ( % ) |
Émissions visibles (s/min) |
| 1998 et plus récents |
200 | 1 | 5 |
| 1988-97 | 220 | 1.2 | 5 |
| 1980-87 | 300 | 3 | 5 |
| 1975-79 | 400 | 4 | 5 |
| 1970-74 | 800 | 6.5 | 5 |
| 1969 | 1000 | 68 | 5 |
| *Gaz naturel ou gaz propane |
Altération du véhicule
Un véhicule lourd peut avoir des émissions excessives pour plusieurs
raisons. Il peut s’agir d’un bris, d’un entretien mal effectué ou d’un
déréglage de l’arrivée d’air ou de carburant au moteur. De mauvaises
habitudes de conduite peuvent également entraîner un excès de fumée.
Voici quelques réparations simples qui aident à réduire les émissions
:
L’accès à une dérogation
Aucune limite sur le coût des réparations n’est prévue pour les véhicules
lourds. Ceux-ci devront être remis en état afin que les taux d’émissions
satisfassent aux normes de la réglementation. Aucune dérogation ne sera
accordée pour ces véhicules lourds.
Plusieurs entreprises réparties sur le territoire du Québec sont
accréditées par le ministère du Développement durable, de l’Environnement
et des Parcs (MDDEP) pour vérifier les émissions polluantes des véhicules
lourds. C’est donc chez l’une de ces entreprises accréditées que doit
se rendre le propriétaire d’un véhicule lourd lorsqu’il reçoit un avis
de 30 jours du MDDEP l’enjoignant de faire vérifier ses émissions (voir
la liste officielle des établissements accrédités). Pour une simple
inspection préventive, certains ateliers de mécanique peuvent offrir
le service.
| CO | Monoxyde de carbone |
| CO2 | Dioxyde de carbone |
| COV | Composé organique volatil |
| GES | Gaz à effet de serre |
| HC | Hydrocarbures |
| J1667 | Numéro de la procédure pour effectuer des tests d’opacité |
| MDDEP | Ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs |
| NOx | Oxydes d’azote |
| PIEVAL | Programme d’inspection et d’entretien des véhicules automobiles lourds |
| PPM | Partie par million |
| SAAQ | Société de l’assurance automobile du Québec |
| SAE | Society of Automotive Engineers |
| s/min | Secondes par minute |
| USEPA | Agence de protection de l’environnement des États-Unis |