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Algues bleu-vertGestion des épisodes de fleurs d’eauContexte
DéfinitionLes algues bleu-vert, que nous retrouvons dans nos cours d’eau, sont des organismes microscopiques dont le nom scientifique est « cyanobactéries ». Elles sont classées dans le même groupe que les bactéries, lesquelles sont reconnues comme étant plus primitives que les algues. Par ailleurs, les algues bleu-vert possèdent d’importantes caractéristiques communes avec ces dernières, dont des pigments dans leurs cellules qui permettent la photosynthèse. L’appellation « bleu-vert » est attribuable à leurs pigments bleus (phycocyanine) et verts (chlorophylle), qui dominent chez la plupart des espèces. Une fleur d’eau correspond à une densité si importante d’algues bleu-vert que le phénomène est généralement visible à l’œil nu. Cette densité peut alors atteindre des dizaines de milliers à plusieurs millions de cellules par millilitre. Lorsqu’une fleur d’eau d’algues bleu-vert s’entasse à la surface de l’eau, souvent près du rivage, elle est appelée « écume » et elle peut avoir l’aspect d’un déversement de peinture ou d’un potage au brocoli. Facteurs favorisant leur développementLe facteur prépondérant dans la prolifération des algues bleu-vert est le surplus de phosphore. Ainsi, la présence d’une fleur d’eau d’algues bleu-vert est un signe d’enrichissement ou de vieillissement du milieu aquatique, tout comme la surabondance de différents types de végétaux aquatiques. Selon les lacs ou les cours d’eau et leur bassin versant, d’autres facteurs peuvent également favoriser la formation des fleurs d’eau d’algues bleu-vert :
ProcéduresObjectifsDepuis 2004, le ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs (MDDEP), en collaboration avec le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS), a mis en place un Plan de gestion des épisodes de fleurs d’eau d’algues bleu-vert pour assurer la protection de la santé publique. Les interventions menées permettent également de dresser un bilan des plans d’eau touchés afin d’inciter l’adoption de bonnes pratiques et de mesures de prévention. RésuméLe plan de gestion repose principalement sur les signalements effectués par les riverains auprès du MDDEP. Si le signalement semble se rapporter à une fleur d’eau plutôt qu’à un autre phénomène environnemental, un employé de la direction régionale (DR) concernée se déplace sur le terrain. Il évalue notamment l’ampleur de la fleur d’eau, détermine les usages affectés et prélève des échantillons qui sont analysés au Centre d’expertise en analyse environnementale du Québec (CEAEQ).
Une fois les résultats transmis, la DR du MDDEP et la direction de santé
publique (DSP) se concertent et analysent la situation en tenant compte de
plusieurs variables telles que les usages touchés, l’intensité et la
toxicité de la fleur d’eau. Chaque fois qu’un avis de restrictions d’usages est nécessaire, il est rapidement diffusé sur le Web, et les municipalités concernées en sont systématiquement avisées.
Aperçu de la procédure
RésultatsTous les plans d’eau inspectés par le MDDEP dans lesquels la présence d’une fleur d’eau d’algues bleu-vert est confirmée font l’objet d’un bilan préliminaire à l’automne et d’un bilan final à l’hiver. Le bilan donne un bon aperçu de l’étendue de la problématique des algues bleu-vert au Québec. Cependant, il faut noter que :
Bilans finauxPour consulter la liste des plans d’eau touchés depuis 2005 >>> | ||||||||