Le programme InnovEnSol a pour objectif d’accorder une aide financière aux entreprises qui souhaitent réaliser des essais de démonstration pour la décontamination des sols et/ou des eaux souterraines.
Les coûts associés à la décontamination demeurent un élément majeur dans la détermination de la faisabilité de nombreux projets. Le programme permettra de réduire les impacts financiers associés à la réhabilitation des terrains par traitement et de prendre part au risque financier lié à l’innovation.
Le programme visera des technologies vertes et innovantes permettant de traiter des contaminants « conventionnels » ou émergents avec de nouvelles technologies ou pratiques, d’augmenter l’offre technologique au Québec ou de résoudre des problématiques pour lesquelles il existe peu de solutions de traitement au Québec, telles que la contamination des sols par des métaux.
Le programme s’adresse aux entreprises privées légalement enregistrées au Québec, aux organismes municipaux, aux chaires de recherche ou aux établissements d’enseignement actifs dans le secteur des terrains contaminés.
Pour être admissibles, les essais de démonstration soumis doivent :
Les essais de démonstration à l’échelle du terrain portent généralement sur un volume de sol d’au plus 10 % du volume total à traiter, jusqu’à concurrence d’un maximum de 500 m3 de sols par essai. Dans le cadre du présent programme, les essais de démonstration pourront déroger à cette règle sous réserve de l’approbation du Ministère.
L’essai de démonstration soumis doit mettre en application à l’échelle du terrain au moins un élément innovateur pour le Québec lié minimalement à une des catégories ci-dessous.
Les éléments de l’essai de démonstration ci-dessous ont trait à l’innovation technologique :
Les éléments de l’essai de démonstration ci-dessous ont trait aux contaminants :
L’annexe 1 du cadre normatif (
PDF, 534 ko)
présente une liste non exhaustive des contaminants fréquemment traités au Québec.
Les éléments ci-dessous concernent les techniques de réhabilitation durable et favorisant la lutte contre les changements climatiques :
Le demandeur devra décrire dans la demande d’aide financière en quoi son essai de démonstration met de l’avant un élément innovateur.
Toute demande d’aide financière peut être effectuée en tout temps à l’aide du formulaire (
Excel, 131 ko)
prévu à cette fin et transmise au Ministère par courriel : innovensol@environnement.gouv.qc.ca.
À noter qu’un demandeur peut déposer plusieurs demandes dans le cadre du programme.
L’aide financière pour les services professionnels nécessaires à la préparation et à la surveillance des travaux de l’essai de démonstration correspond à 75 % des dépenses admissibles.
Les travaux admissibles doivent concerner uniquement le secteur visé par l’essai de démonstration et l’aide financière correspond à 75 % des dépenses admissibles.
L’aide financière maximale pour un essai de démonstration est de 1 million de dollars et ne doit pas dépasser 75 % des dépenses admissibles, y compris la contingence et les frais d’administration.
Veuillez consulter la section 7 du cadre normatif (
PDF, 534 ko)
pour plus de détails.
Les projets sont analysés selon l’ordre de réception des demandes. Lors de cette analyse, le Ministère s’assure que les critères d’admissibilité sont respectés et que le demandeur est admissible au programme. Lorsque tous les éléments sont conformes, l’acceptation des projets se fera jusqu’à épuisement du budget réservé au programme.
Un essai de démonstration d’une technologie de traitement in situ au moyen de charbon activé est actuellement en cours dans le sol situé directement sous un bâtiment de Val-Joli.
Concrètement, la subvention accordée permettra de démontrer l’efficacité d’un procédé de décontamination qui consiste à injecter du charbon activé et des nutriments dans des sols contaminés par des hydrocarbures pétroliers. Ce procédé s’avère innovant puisqu’il utilise un intrant peu utilisé au Québec et qu’il pourrait s’appliquer à des sols réfractaires aux traitements classiques.
Un essai de démonstration d’une technologie peu utilisée au Québec, la phytoremédiation, est actuellement en cours sur le terrain de l’ancien site minier Black Lake, situé à Thetford Mines. L’intervention s’effectuera sur des sols contaminés importés et déposés sur une aire de résidus miniers.
Concrètement, la subvention accordée permettra de démontrer l’efficacité d’un procédé novateur qui consiste à combiner l’action de plantes et de microorganismes pour dégrader les hydrocarbures pétroliers présents dans les sols déposés sur des résidus miniers d’amiante. Si l’essai s’avère concluant, il offrira une nouvelle solution de traitement et de valorisation des sols contaminés applicable sur des sites dégradés qui, même à long terme, ne présentent généralement aucun potentiel de développement économique.
Un essai de traitement in situ à l’aide d’enzymes est actuellement en cours sur une section du port de Montréal contaminée par des produits pétroliers. Cette technique n’a encore jamais été utilisée au Québec pour traiter un sol contaminé.
Concrètement, la subvention accordée permettra de traiter les sols et les eaux souterraines en injectant une solution aqueuse d’enzymes qui permettra de fragmenter les molécules d’hydrocarbures et de faciliter leur biodégradation. Si l’essai s’avère concluant, il rendra possible le recours à une nouvelle technologie de traitement qui permettra de réhabiliter de manière plus rapide, efficace et économique les terrains contaminés par divers contaminants organiques (essence, diesel, huiles, etc.).
Un essai de démonstration d’un procédé de traitement à l’aide de fibres lignocellulosiques phosphorylées est actuellement en cours sur l’ancien site minier Eustis, dans la municipalité de Hatley, en Estrie.
Concrètement, la subvention accordée permettra de traiter les eaux souterraines et de surface affectées par un drainage minier acide et une contamination par les métaux. Le traitement utilisera des fibres ligneuses de cellulose modifiées par phosphorylation afin de retenir, par adsorption, les métaux présents dans l’eau. Si l’essai se révèle concluant, il donnera accès à une nouvelle technologie de traitement des eaux sur les sites de résidus miniers ou sur tout autre terrain contaminé par des métaux. En effet, la technologie s’appuie sur l’utilisation d’une matière première facile d’accès et biodégradable, en plus de faire appel à des infrastructures réduites, peu coûteuses et peu énergivores.
Voici les documents pertinents pour le programme :
Pour obtenir des renseignements supplémentaires, veuillez écrire à l’adresse suivante : innovensol@environnement.gouv.qc.ca.