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La qualité de l'eau

 


La surveillance de la qualité de l’eau au Québec

Le Réseau-rivières

Le Réseau-rivières suit l'évolution spatiale et temporelle de la qualité de l'eau à 138 stations réparties dans près de 40 bassins versants. Le tableau 2.8 présente la liste des rivières les plus importantes ainsi que les valeurs médianes des principaux descripteurs de la qualité de l'eau pour la période 1994 à 1999. Le nombre d'analyses varie d'une station à l'autre et d'un descripteur à l'autre. Pour la majeure partie des valeurs présentées, le nombre (n) de mesures oscille entre 60 et 90.

La qualité de l'eau du fleuve Saint-Laurent

La qualité de l'eau du fleuve Saint-Laurent est meilleure que celle de la plupart des tributaires qui s'y jettent. La grande capacité de dilution de ce cours d'eau explique les valeurs plus basses de la majorité des descripteurs. Toutefois, les eaux du fleuve sont plus minéralisées et montrent un pH plus élevé que la plupart de ses tributaires, notamment ceux de la rive nord. Les dépassements des critères de qualité y sont moins fréquents et leur importance est généralement moindre. L'influence des tributaires et des activités humaines se déroulant le long du Saint-Laurent est évidente lorsque l'on compare les données obtenues en amont de Montréal à celles provenant du lieu de la prise d'eau de la ville de Sainte-Foy. Il faut toutefois noter qu'avec les descripteurs utilisés, il est impossible d'évaluer l'ampleur de la pollution toxique.

La qualité de l'eau à l’embouchure des grands tributaires du fleuve Saint-Laurent

Le tableau 8 fournit les valeurs médianes des principaux descripteurs de la qualité de l'eau à l'embouchure de ces rivières, ainsi qu'à certaines prises d'eau situées dans le fleuve Saint-Laurent, pour la période 1994 à 1999. Le tableau 9 présente de son côté les fréquences de dépassement des critères de qualité liés à la baignade et à la protection des rivières contre l’eutrophisation.

La pollution observée à l’embouchure des grands tributaires du fleuve est principalement de sources agricole, urbaine et industrielle.

Tableau 8 – Médianes des principaux descripteurs de la qualité de l’eau à l’embouchure des rivières du Québec, 1994-1999

Tableau 9 – Fréquences de dépassement des critères de qualité liés à la baignade et à la protection contre l’eutrophisation à l’embouchure de quelques rivières du Québec, 1994-1999  

La pollution d’origine agricole

La pollution d'origine agricole se manifeste surtout dans les rivières sillonnant les basses-terres du fleuve Saint-Laurent. Les rivières L'Assomption, Châteauguay, Du Loup, Maskinongé et Yamaska sont quelques exemples de cours d'eau affectés par cette source de pollution. Les concentrations élevées d'azote total, de phosphore total, de matières en suspension et les valeurs de turbidité plus marquées sont des indices de l'impact des activités agricoles sur la qualité de l'eau.

La pollution d’origine urbaine

La pollution urbaine se traduit par des valeurs élevées de coliformes fécaux, de phosphore et d'azote dans l'eau. Encore là, la zone habitée du Québec montre les valeurs les plus élevées pour ces paramètres. Les rivières des régions moins peuplées ­ l'Outaouais, le Saguenay-Lac-St-Jean et la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, par exemple ­ affichent des pollutions moins marquées.

La pollution d’origine industrielle

La pollution industrielle se manifeste surtout par le rejet de polluants toxiques, organiques et fertilisants. Les rejets industriels peuvent aussi augmenter la turbidité. Il faut toutefois noter que la plupart des descripteurs mesurés dans le cadre des opérations du Réseau-rivières ne permettent pas d'évaluer l'ampleur de la pollution toxique.

L’assainissement des eaux

Les efforts d'assainissement consentis depuis 1980 ont permis de faire des gains appréciables quant à la qualité de l'eau du fleuve Saint-Laurent et des rivières du Québec. La pollution visuelle et les problèmes d'odeurs provenant des cours d'eau ont été réduits, sinon éliminés, à plusieurs endroits par les interventions d'assainissement urbain et industriel. La mise en service des stations d'épuration a aussi permis une baisse significative des concentrations de phosphore, une diminution de la turbidité et une amélioration de la qualité bactériologique. Toutefois, il reste des efforts à faire afin de retrouver une qualité d'eau permettant la récupération des usages.

Depuis 1978 les principaux programmes de subvention pour des ouvrages d'assainissement ont été le PAEQ (programme d'assainissement des eaux du Québec), le PADEM (programme d'assainissement des eaux municipales) et le PEVQ (Les eaux vives du Québec). Les bilans suivants résument la situation actuelle (tableau 10).

Tableau 10 – Municipalités et population selon l’accès à un réseau d’égouts, Québec, décembre 2001

La grande majorité des stations d'épuration ont été construites lors de la réalisation du PAEQ entre 1978 et 1995. Le pourcentage de la population raccordée à un réseau d'égouts municipal qui voit ses eaux traitées par une station d'épuration est maintenant de 98,9 % (5 881 850 / 5 949 570 habitants) au Québec (tableau 11).

Tableau 11 – Nombre de stations d’épuration des eaux usées, selon le programme de subvention

Par ailleurs, la construction et l'exploitation des installations individuelles de traitement des eaux usées d’une population totale de 1 372 730 personnes non raccordée à un réseau d’égouts sont assujetties au Règlement sur l’évacuation et le traitement des eaux usées des résidences isolées.

La qualité de l’eau potable

L'eau consommée par la majorité des Québécois répond en général aux normes de qualité de l'eau potable. Relativement rare dans les grandes municipalités, le dépassement des normes de salubrité microbiologique pose davantage de problèmes aux municipalités de moins de 5 000 habitants, principalement durant les mois d'été. Après des baisses significatives au début des années 90, le nombre de fois où ces normes sont dépassées a eu tendance à augmenter depuis quelques années. Cette augmentation peut cependant être attribuée, en partie, à des contrôles plus rigoureux de la qualité de l'eau potable. Pour l’ensemble des municipalités, les avis à la population de faire bouillir l'eau de consommation sont passés d’un maximum de 542 en 1991 à un minimum de 372 en 1997, pour remonter à 464 en 2000 (figure 7).

Figure 7 – Nombre de réseaux municipaux desservis par un système ayant dérogé aux normes de qualité microbiologiques, entre les mois de mai et d’octobre, et nombre d’avis à la population de faire bouillir l’eau de consommation par année, Québec, 1991-2000

Figure 7. Nombre de réseaux municipaux desservis par un système ayant dérogé aux normes de qualité microbiologiques...

Les aires protégées

Les aires protégées visent la sauvegarde d’échantillons représentatifs et particuliers de la diversité biologique. Elles visent aussi les processus écologiques qui protègent et engendrent la vie sur terre, déterminent les climats, les régimes en eau et qui permettent aux écosystèmes de se renouveler.

Le réseau des aires protégées est classifié selon les six catégories de l’Union mondiale pour la nature (1994). Il est constitué de 19 désignations juridiques ou administratives différentes, comporte quelque 1100 sites et couvre une superficie de 48 638 km2, soit 2,9 % du territoire québécois. Le tableau 12 suivant présente le portrait d’ensemble des aires protégées en identifiant les intervenants associés aux différentes désignations québécoises.

Tableau 12 – Superficie et population des aires protégées selon les catégories UICN, Québec, juin 2001 

Définitions :

catégories UICN 

Faible en pourcentage de territoire, si on le compare à la moyenne mondiale de 9,4 %, le réseau québécois des aires protégées devrait croître beaucoup à moyen terme. Le gouvernement du Québec entend donner suite aux engagements qu’il a pris en regard de son adhésion à la Convention sur la diversité biologique. Il a adopté, en 2000, des orientations stratégiques qui visent à le doter d’une stratégie en cette matière et à augmenter à 8 % la superficie en aires protégées d’ici 2005.

Ainsi, on devrait assister à la création de quatre nouveaux parcs dans le Nord-du-Québec, dont deux parcs représentatifs de la forêt boréale, de même qu’à la constitution d’une vingtaine de réserves écologiques supplémentaires. Les écosystèmes forestiers exceptionnels devraient être représentés par quelque 150 sites.

À ces actions de planification sectorielle, la future stratégie québécoise sur les aires protégées devrait ajouter la vaste majorité des superficies représentatives de la diversité biologique de toutes les régions du Québec.


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