L'utilisation des pesticides dans les vergers de pommiers
Proximité des zones résidentielles et des vergers
Le phénomène d'étalement urbain a entraîné la construction de
résidences de plus en plus près des zones agricoles. En Montérégie, où l'on trouve
près de 70 % de la surface totale des pommeraies du Québec, on estime à plus de 800 le
nombre de résidences situées à moins de 30 mètres de vergers commerciaux périurbains.
L'application fréquente de pesticides dans les vergers suscite des craintes chez les
citoyens qui vivent à proximité.
Pulvérisation de pesticides dans un verger
(photo : Ministère de l'Environnement et de la Faune)
En 1996, une équipe formée de représentants de plusieurs ministères
(MSSS, MEF, MAPAQ, Agriculture et Agro-alimentaire Canada) a mené une étude dans une
dizaine de vergers de la Montérégie afin de quantifier l'importance des résidus de
pesticides dans l'air et au sol à proximité de ces vergers et d'en évaluer l'impact sur
la santé des travailleurs et des populations voisines. Les vergers retenus sont situés
dans les municipalités de Mont-Saint-Hilaire, Otterburn Park, Saint-Michel-de-Rougemont,
Saint-Jean-Baptiste et Saint-Alexandre.
La dérive des pesticides dans l'air à proximité des vergers
Les résultats obtenus montrent que lors de l'application, des résidus de
pesticides sont transportés en dehors des zones visées. En effet, des pesticides sont
décelés dans l'air et au sol des terrains voisins des vergers.
Résidus dans l'air
Durant la pulvérisation, des concentrations des insecticides
organophosphorés et des fongicides appliqués dans les vergers apparaissent dans l'air
ambiant des terrains adjacents et situés dans le sens du vent. Ces produits sont encore
détectées en quantités généralement décroissantes dans les 8 à 24 heures qui
suivent la pulvérisation.
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