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Projet de parc national TursujuqRéserve de parc national des Lacs-Guillaume-Delisle-et-à-l'Eau-Claire
En conférence de presse au Nunavik le 14 décembre 2012, le ministre du Développement durable, de l’Environnement, de la Faune et des Parcs, M. Yves-François Blanchet, a confirmé que le gouvernement du Québec allait de l’avant avec la création du parc national Tursujuq, qui deviendra le plus grand parc national du Québec, mais aussi le plus grand de l’est de l’Amérique du Nord continentale.
Le territoire proposé pour la création du parc national Tursujuq couvre plus de 26 000 km2 sur la côte est de la baie d’Hudson. Cet immense territoire est situé à proximité du village nordique d’Umiujaq au Nunavik et comprend des attraits naturels exceptionnels. À l’ouest, le lac Guillaume-Delisle, d’une superficie de près de 700 km2, est une étendue d’eau saumâtre soumise au régime des marées où pénètrent phoques et bélugas. Le relief singulier de la côte, formé de collines dissymétriques appelées cuestas, constitue un élément visuel majeur avec un panorama spectaculaire. Il s’agit du plus imposant système de cuestas que l’on rencontre au Québec dont une portion est protégée par le projet de parc. À l’est, le lac à l’Eau Claire, composé de deux bassins circulaires, a été créé il y a 287 millions d’années à la suite d’un double impact météoritique. Avec une superficie de 1 226 km2, c’est le deuxième plus grand lac naturel du Québec après le lac Mistassini. Le plateau reliant ces deux plans d’eau remarquables est sillonné par des rivières imposantes ponctuées de nombreuses chutes et cascades. Ce projet de parc national est situé dans une zone de transition entre la taïga et la toundra qui comprend d’immenses tourbières et où le pergélisol est discontinu. Répondant à la demande des Inuits et des Cris depuis le début du processus de création de ce parc national, la presque totalité du bassin versant de la rivière Nastapoka, soit environ 10 000 km2 ont été ajoutés au territoire du parc en 2012. L’embouchure de la Nastapoka est un lieu de grande valeur pour la pratique d’activités culturelles traditionnelles et ses eaux sont fréquentées par le béluga. Cette population de bélugas est susceptible d’être désignée menacée ou vulnérable au Québec. La présence humaine dans cette région remonte à plus de 3 000 ans et elle est remarquable par la variété des traces d'occupation témoignant de passages fréquents à la fois des Cris et des Inuits. L’occupation du territoire a aussi été marquée par l’établissement de postes de traite reliés aux activités de la Compagnie de la Baie d’Hudson à différentes époques. Beaucoup parmi les Inuits et les Cris d'aujourd'hui connaissent bien ce territoire riche en ressources et l’utilisent, encore aujourd’hui, à des fins de subsistance pour poursuivre des traditions ancestrales et pour transmettre leurs connaissances aux nouvelles générations. DOCUMENTATION
Fiche 1 De l’eau jusqu’à l’horizon Fiche 2 Le périmètre proposé Fiche 3 Des paysages façonnés par le temps Fiche 4 Les Autochtones au cœur de la gestion Fiche 5 Le zonage proposé Fiche 6 Le concept d’aménagement proposé Carte 1 La limite proposée Carte 2 Le zonage Carte 3 Le concept d'aménagement
En vertu de la Loi sur les parcs, le Ministère a tenu des audiences publiques afin d’entendre le point de vue des personnes et des organismes intéressés par la création de ce nouveau parc national au Nunavik. Les audiences ont eu lieu à Umiujaq, les 16 et 17 juin 2008, et à Kuujjuarapik – Whapmagoostui, les 18 et 19 juin 2008. Lors de ces audiences, 10 mémoires ont été déposés. Ils ont été bonifiés par 49 présentations spontanées lors des audiences publiques.
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