Guide de bonnes pratiques pour la gestion des véhicules hors
d'usage
4. Recyclage des VHU
Le recyclage d’automobiles se fait de la même façon au Québec qu’aux
États-Unis et dans le reste du monde. Cela comprend trois étapes.
4.1 Démantèlement
Le recycleur de pièces automobiles usagées a pour activité le démontage
de pièces réutilisables par le consommateur et également la vidange de l’automobile
de tous les contaminants solides, liquides ou gazeux. La vidange des matières
dangereuses est également une condition préalable de vente au
recycleur-presseur, et elle est la responsabilité du recycleur.
Toutes les MDR recueillies doivent être entreposées conformément aux
normes d’entreposage du RMD ou du RPP. Les pièces et autres éléments
réutilisables et recyclables sont normalement récupérés pour être revendus
ou remis en état de fonctionner, selon le cas.
Seules les carcasses des VHU vidangées de leurs fluides et débarrassées
des autres MR peuvent être pressées et ensuite transportées vers les
entreprises de récupération des métaux.
4.2 Pressage
Le recycleur-presseur de carcasses d’automobiles a pour activité le
pressage de carcasses pour en assurer l’empilage sécuritaire, à moindre
coût, lors de l’acheminement vers les recycleurs de métaux. Une
vérification doit être faite pour s’assurer que les composantes non
acceptées, telles que les pneus et les réservoirs de propane et de gaz naturel
de même que les fluides et autres pièces néfastes pour l’environnement ont
été enlevées de la carcasse par le recycleur de pièces d’autos usagées.
Avant cette opération, un contrat devrait être signé entre le démanteleur
et le presseur pour déterminer qui sera responsable dans le cas où il y aurait
contamination des sols à la suite du pressage.
Afin de s’assurer que les VHU soient vidangés adéquatement avant le
pressage, une résolution préparée par le regroupement des
recycleurs-presseurs du Québec est en vigueur depuis le 1er mai
1999. Les carcasses contenant un réservoir de carburant ou un autre contenant
fermé, par exemple un réservoir de propane ou de gaz naturel, sont refusées
pour le pressage et pour le déchiquetage (annexe III). Cela est également le
cas pour les carcasses contenant des batteries, du plomb, des liquides comme des
huiles, des solvants, des carburants, de l’antigel, des BPC et de la peinture.
Les réservoirs à carburant sont acceptés seulement s’ils sont retirés de
la carcasse. Ils doivent donc être vidés et perforés avant d’être pressés
en ballots distincts des carcasses.
4.3 Déchiquetage
Le recycleur de métaux a pour mandat de transformer les carcasses d’automobiles
usagées et les métaux usés de toutes sortes provenant notamment des
manufactures, des plombiers, des électriciens, des démolisseurs, des chantiers
de travaux publics, des chantiers maritimes, des chemins de fer, d’Hydro-Québec,
etc. À cette étape, le VHU doit être dépourvu de toutes les pièces lourdes
et de tous les contaminants pour l’environnement. Après le déchiquetage des
carcasses, les métaux ferreux et non ferreux sont triés et revendus. Les
premiers sont revendus dans les aciéries; quant aux seconds, ils ont une valeur
supérieure de revente et sont repris par les entreprises qui les produisent.
À la suite du triage des métaux, il reste les résidus de déchiquetage des
carcasses d’automobiles composés principalement de plastique et de mousse de
rembourrage, mais aussi de métal, de caoutchouc, de tissu, de bois et de fils
électriques. Ces résidus sont communément appelés le « fluff ».
Le dépôt du « fluff » dans les lieux d’enfouissement sanitaire
(LES) est permis soit à titre de déchets acceptables en vue de leur
élimination conformément à l’article 54 du Règlement sur les déchets
solides (RDS), soit comme matériel de recouvrement journalier conformément à
l’article 48 du RDS, à la condition, toutefois, que les eaux de lixiviation
provenant du lieu de dépôt soient captées et traitées de façon à respecter
les normes prévues à l’article 30 du RDS.

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