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Le coin de Rafale

MagmaSais-tu qu’il existe un laboratoire mobile servant à l’analyse de l’air?

 

J’imagine que tout comme moi, tu te soucies de la qualité de l’air que tu respires. Avec toutes ces voitures qui roulent, tous ces navires qui voguent sur les océans et toutes ces industries qui rejettent diverses substances dans l’environnement, il faut s’assurer que la qualité de l’air soit bonne, pour notre santé comme pour celle de la planète. C’est pourquoi le Centre d'expertise en analyse environnementale du Québec (CEAEQ) s’est équipé d’un laboratoire complet d’analyse des substances gazeuses présentes dans l’air, appelé le TAGA. Ce laboratoire a une particularité très intéressante : il roule! Le TAGA possède un « analyseur de gaz atmosphériques à l’état de trace ». C’est un véhicule motorisé unique au Québec qui permet à une équipe de spécialistes d’analyser l’air, d’identifier la présence de gaz suspect, de poser un diagnostic et d’agir en conséquence, le tout en se déplaçant à travers le Québec.

En cas d’urgence

Le TAGA peut être très utile lorsqu’un incident environnemental survient, tel qu’un incendie impliquant des matières dangereuses, une fuite de gaz toxique à la suite d’un incident industriel ou de transport. La Ville de Sherbrooke a d’ailleurs fait appel aux services de l’équipe du TAGA en septembre 2009 lorsque les habitants du centre-ville étaient incommodés par la présence d’une odeur inhabituelle. Le TAGA s’est dirigé sur les lieux et les spécialistes ont procédé à l’analyse des composantes gazeuses de l’air. Ils ont découvert la présence d’un produit rare, qui provenait sûrement des égouts de la ville. Rapidement, ils ont constaté que le taux de molécules gazeuses de ce produit présentes dans l’air de la ville était faible. À ces concentrations, ce produit n’était pas nocif pour la santé. Seulement de légers symptômes ont été observés chez les habitants du quartier, comme l’irritation de la gorge et des yeux. L’équipe du TAGA a donc été d’une grande utilité lors de l’incident.

En tout temps

Entre les urgences, le TAGA continue son travail d’analyse. Il peut servir, entre autres, à analyser l’air près des usines, à documenter certaines problématiques de qualité de l’air et à détecter facilement une source d’émission gazeuse. Son outil principal est un spectromètre de masse en tandem : en étudiant la masse et les caractéristiques chimiques des molécules dans l’air, cet instrument de haute technologie détermine la nature des gaz. Très efficace, il permet aux spécialistes d’identifier plusieurs milliers de produits chimiques.

Mais ce n’est pas tout! Le TAGA assure une analyse complète de l’air en utilisant d’autres appareils de mesure et en intégrant dans ses observations les conditions météorologiques et les différents types de terrains. Ainsi, il peut déterminer plus rapidement la dispersion des contaminants gazeux dans l’air. Les dommages sont donc mieux évalués.

Le TAGA permet également d’aider le MDDEP à savoir où installer les stations de mesure de la qualité de l’air qui composent le réseau de surveillance de la qualité de l’air au Québec. Les différentes mesures prises à ces stations permettent de calculer l’indice de la qualité de l’air (IQA) et d’informer la population sur l’état de la qualité de l’air qui prévaut dans les différentes régions du Québec.

D’où viennent tous ces contaminants gazeux? Trois sources différentes de pollution atmosphérique ont été répertoriées.

Les sources mobiles

En ville, ce sont les sources mobiles qui produisent le plus de pollution. Il s’agit du rejet gazeux des véhicules routiers : voitures, camions, autobus, ainsi que des véhicules non routiers : locomotives, navires et machineries agricoles. Afin de lutter contre le réchauffement de la planète, les fabricants de voitures peuvent tenter de réduire l’émission de gaz à effet de serre provenant des voitures qu’ils construisent.

Les sources ponctuelles

Les polluants gazeux de sources ponctuelles sont produits, entre autres, par les grandes installations industrielles. Encore une fois, il est important de réglementer le rejet gazeux des entreprises afin de réduire leur empreinte écologique sur la nature. Le TAGA permet donc de caractériser l’air ambiant des entreprises. Les résultats obtenus à l’aide du TAGA peuvent les guider dans le processus de vérification des émissions polluantes qu’elles rejettent dans l’air.

Les sources diffuses

Les sources diffuses proviennent, par exemple, du chauffage des maisons et des commerces, ainsi que du rejet de CO2 des activités humaines. Ces sources représentent une faible portion des gaz contenus dans l’atmosphère et elles sont réparties sur une grande superficie.

Si tu veux en savoir plus sur les cas d’urgence environnementale et les actions qui sont entreprises pour minimiser les dégâts, je t’invite à lire l’aventure de Rafale sur Urgence-Environnement.

Avis aux plus curieux, j’ai trouvé deux liens Internet qui pourraient vous intéresser.

  • Le TAGA est expliqué en long et en large sur le site du CEAEQ ;
  • La section air et changements climatiques du site Web du ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs représente une source d’information complète ;
  • Environnement-Canada explique l’ABC de la pollution atmosphérique dans la Vallée du Bas Fraser ;
  • Le dossier sur la pollution de l’air du site Passeport santé est très bien vulgarisé.

À bientôt,

Magma

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