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Projet hydroélectrique Eastmain-1-A
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| Bénéficiaires | Valeur (M $) | Pourcentage |
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Nord-du-Québec
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211,6 |
9 % |
| Abitibi-Témiscamingue | 133,8 | 6 % |
| Saguenay–Lac-Saint-Jean | 186 | 8 % |
| Autres régions du Québec | 1 822,4 | 77 % |
| Ensemble du Québec | 2 353,8 | 100 % |
Pour les communautés cries
En ce qui concerne plus spécifiquement les communautés cries, il faut signaler que la Convention Boumhounan prévoit que des contrats d’une valeur minimale de 240 M $ seront offerts à des entreprises cries durant la construction des ouvrages, ce qui engendra 104,9 M $ en retombées économiques à l’intérieur du territoire cri, dont la moitié en salaire et l’autre en achat de biens et services. À l’étape de l’exploitation du projet, le promoteur prévoit attribuer 45 M $ en contrats aux entreprises cries.
Il faut également rappeler que le Convention Boumhounan prévoit un certain nombre de Fonds (tableau 2), d’une valeur totale de 43,65 M $, dont l’existence aura des répercussions positives pour l’activité économique et la création d’emplois dans les communautés cries pendant et après la construction. En effet, certains de ces fonds, tel le Fonds Boumhounan des travaux correcteurs, devraient s’étendre sur 15 ans.
Tableau 2. Fonds issus de la Convention Boumhounan
| Fonds | Budget (M $) |
| Plan de gestion de la faune (Société Weh-Sees Indohoun) | 0,75 |
| Fonds Boumhounan des travaux correcteurs (sur 15 ans) | 32 |
| Fonds Boumhounan pour les sites archéologiques et de sépultures | 2,5 |
| Fonds Eenou Indohoun | 3,9 |
| Fonds de formation (déjà mentionné) | 1,5 |
| Fonds Eastmain-1-A/Rupert sur le mercure | 3 |
| Total | 43,65 |
Parmi les autres retombées à prévoir pour les Cris, mentionnons la possibilité d’avoir un partenariat d’affaire avec le promoteur pour participer à la construction et à l’exploitation d’une nouvelle centrale hydroélectrique au site de la Sarcelle. Par ailleurs, indiquons que dans l’Entente concernant l’emploi des Cris (Entente Apatisiiwin), signée en mars 2004, Hydro-Québec a réitéré son engagement de prendre les moyens pour que, d’ici le 31 mars 2017, 150 Cris occupent un poste permanent au sein de son personnel sur le territoire de la Baie-James. Cet engagement vient contrebalancer les effets négatifs associés aux cycles d’expansion et de ralentissement, qui marquent souvent la fin des travaux de construction.
Pour les Jamésiens
Les mesures d’optimisation pour favoriser la participation des entreprises et des travailleurs de la Jamésie que le promoteur a mises en place dans le cadre du projet de la centrale de l’Eastmain-1 seront reconduites. Ainsi, la participation des entreprises de la Jamésie dans le projet Eastmain 1-A et dérivation Rupert entraînera des retombées de 106,65 M $ pour la région. Cette somme comprend des retombées directes de 87,34 M $, des retombées indirectes de 4,14 M $ et des retombées induites de 15,18 M $. D’autres retombées économiques viendront de l’entente qui a été convenue avec la Municipalité de Baie-James, qui prévoit un partenariat financier de l’ordre de 300 M $ sur 50 ans, pour des investissements dans le développement économique de la région. À ce sujet, le COMEX, dans son rapport, souhaite que les Cris et les Jamesiens collaborent pour mener l’ensemble des interventions importantes prévues sur le territoire.
Conditions imposées au promoteur
Le promoteur doit soumettre au ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs le suivi annuel des retombées économiques de son projet durant la phase de construction. Il devra porter une attention particulière aux priorités suivantes: l’embauche de la main-d’œuvre crie, les moyens utilisés pour que celle-ci s’intègre aux équipes de travail, ainsi que les contrats accordés aux entreprises cries. Il devra également faire rapport sur le suivi prévu durant l’exploitation, cinq ans et dix ans après le début de cette phase.
Par ailleurs, à cause du nombre et de la dispersion des campements, le promoteur doit informer le Ministère du nombre additionnel de conseillers cris qu’il entend embaucher.
Il doit également informer le Ministère de ses discussions avec la Commission de la construction du Québec (CCQ) et des résultats qu’elles ont amenés sur l’accessibilité des Cris aux emplois disponibles sur les chantiers.
Enfin, le promoteur doit déterminer avec ses partenaires cris quels créneaux de formation conviennent le mieux pour atteindre les objectifs d’emploi fixés dans l’étude d’impact aux étapes de la construction et de l’exploitation du projet. Pour pouvoir proposer des emplois dans divers domaines aux Cris, les instances responsables doivent envisager d’offrir de la formation dans des domaines autres que ceux de la construction. Le promoteur doit informer le Ministère à ce sujet et faire état du suivi annuel des résultats des programmes de formation réalisés avec ses partenaires.