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Le puitsQuel est le type de captage qui me convient?Le choix d’un ouvrage de captage ne doit pas être fait à la
légère. Il ne faut pas oublier que l’eau sera captée pour assurer
l’alimentation de la résidence pendant plusieurs décennies. Il ne faut donc
pas minimiser l’importance de l’investissement que requiert une telle
installation, car la santé des utilisateurs dépend de la qualité de l’eau
captée.
Expérience des voisinsDans un secteur non desservi par un réseau de distribution d’eau potable, les résidants ont le choix entre l’eau de surface (lacs, rivières, ruisseaux) et l’eau souterraine. Comme les eaux de surface sont plus susceptibles que l’eau souterraine de porter une contamination bactérienne ou chimique pouvant avoir des conséquences néfastes sur la santé des consommateurs, l’eau souterraine, en raison de son omniprésence et de sa qualité, devient souvent une solution de rechange intéressante et incontournable. De plus, l’usage de l’eau de surface pour des fins domestiques (une résidence ou un chalet) pourra entraîner des coûts de traitement élevés. Cette dernière ne sera donc utilisée qu’en ultime recours, et ce, après une évaluation de sa qualité. Lorsque la citoyenne ou le citoyen a arrêté son choix sur l’utilisation de l’eau souterraine, il lui est grandement conseillé de s’informer, à titre indicatif, auprès de ses voisins et de procéder à un inventaire sommaire des points suivants
Ces observations permettront à la citoyenne ou au citoyen d’anticiper le comportement de son ouvrage de captage, d’estimer le type et la profondeur de l’équipement de pompage approprié ainsi que de prévoir un appareil de traitement de l’eau destinée à la consommation, le cas échéant.
Plusieurs personnes ou organismes peuvent être mis à profit
pour obtenir le portrait le plus juste possible du potentiel en eau
souterraine du secteur visé. En plus des voisins immédiats, les organismes
suivants peuvent transmettre des informations précieuses concernant ce
secteur : les autorités municipales par l’entremise des inspecteurs en
travaux publics; les puisatiers détenteurs d’une licence de la Régie du
bâtiment du Québec qui parcourent ce territoire (dans le cas d’un puits
tubulaire); les entrepreneurs en excavation détenteurs d’une licence
appropriée de la Régie du bâtiment du Québec (dans le cas d’un puits de
surface); le ministère de l’Environnement du Québec, par l’entremise
de sa banque de données sur les puits tubulaires aménagés au Québec, appelée
Système d’informations hydrogéologiques (SIH). En raison de leurs connaissances du territoire, les autorités municipales
sont les mieux placées pour préciser la répartition et le type d’ouvrages de
captage individuels utilisés à l’intérieur de leurs territoires respectifs.
Étant donné que les municipalités sont responsables de l’application du
Règlement sur l’évacuation et le traitement des eaux usées des résidences
isolées, elles connaissent la localisation des résidences
équipées d’installations septiques individuelles qui ne sont reliées, dans
la plupart des cas, à aucun réseau de distribution d’eau potable et qui
comptent, par conséquent et dans la très grande majorité des cas, sur un
approvisionnement individuel en eau potable. Les firmes de puisatiers possèdent une bonne connaissance du contexte
géologique local et peuvent fournir des indications pertinentes sur la
profondeur des puits tubulaires, la profondeur de la nappe d’eau, les
variations relatives à l’épaisseur et à la nature des matériaux non
consolidés ainsi que sur la qualité de l’eau qu’ils fournissent. En raison
de cette expertise, les puisatiers connaissent mieux que quiconque le
potentiel et la qualité de ces puits. Ils peuvent donc avoir une excellente
idée de la profondeur du roc, des débits disponibles et des aspects
physico-chimiques de l’eau dans leur secteur habituel de travail. La Régie
du bâtiment du Québec possède la liste des détenteurs de licences
appropriées pour l’aménagement d’ouvrages de captage d’eau souterraine. Un contrat devra lier les deux parties et préciser, entre autres, les tâches
et responsabilités du puisatier, les matériaux utilisés, le tarif horaire
(ou linéaire au mètre foré) ainsi que les modalités de paiement. De façon
générale, les coûts de facturation sont établis au mètre foré et incluent
les matériaux utilisés, l’utilisation de la machinerie et la main-d’œuvre.
Ces précisions permettent d’éviter de débourser des sommes d’argent
additionnelles à celles prévues en cas d’arrêt de la machinerie pour
diverses raisons (bris d’équipement, problèmes de soudure, dégel de
l’équipement si le forage est effectué en hiver, etc.). Ces entrepreneurs sont engagés pour creuser les puits de surface. Ce sont
souvent ces mêmes entrepreneurs qui sont sollicités pour tout type
d’excavations de faible profondeur (généralement inférieure à six mètres)
réalisées sur le territoire, notamment pour l’aménagement d’installations
septiques. Ces entrepreneurs sont présents dans la grande majorité des
localités du Québec et réalisent fréquemment de tels travaux. Les secteurs
où les matériaux granulaires apparaissent en surface et où la nappe d’eau
souterraine est peu profonde sont les plus propices à ce type d’ouvrage de
captage. Comme dans le cas précédent, il serait souhaitable qu’un contrat lie les
parties impliquées dans l’aménagement d’un puits de surface. Cependant,
étant donné que ce type de captage est relativement simple à aménager (dans
des matériaux granulaires et à faible profondeur), il ne requiert pas autant
d’équipement que dans le cas précédent. C’est donc sur la base d’un tarif
horaire qui inclut la machinerie et la main-d’œuvre que les travaux
devraient être facturés, les matériaux utilisés étant bien sûr facturés en
sus. Le ministère de l’Environnement du Québec possède une banque de données (Système
d’informations hydrogéologiques, SIH) dans laquelle sont répertoriés les
rapports de forage transmis annuellement par les puisatiers en vertu du
Règlement sur le captage des eaux souterraines. Ainsi, peu importe la
région où se trouve le projet de captage, les informations relatives aux
puits tubulaires peuvent être obtenues en s’adressant au ministère de l’Environnement
du Québec. Les sources d’information sont donc multiples et le recoupement de ces
données permet de dégager un portrait général relativement fiable de
disponibilité et de la qualité de l’eau souterraine dans le secteur
d’intérêt. Cette recherche permettra de mieux guider la citoyenne et le
citoyen sur le type de captage qu’il pourrait privilégier.
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