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Le puits
Qualité de l’eau consommée
L’ouvrage de captage qui vient d’être aménagé est donc en
mesure de fournir un volume d’eau capable de répondre aux besoins requis.
Par ailleurs, qu’en est-il de la qualité de l’eau qu’il est appelé à fournir
pour les prochaines années?
La composition physico-chimique de l’eau souterraine reflète le milieu
géologique dans lequel elle circule. C’est ainsi que certains éléments sont
parfois présents dans les eaux souterraines à des concentrations
particulièrement élevées sans qu’il y ait un risque pour la santé des
consommateurs. Dans certains cas, l’eau captée peut avoir un goût salé, une
couleur jaunâtre ou dégager une odeur, facteurs qui témoignent de la
présence en concentrations élevées de certains paramètres comme le fer, le
manganèse, les sulfures, les solides en suspension, les chlorures, etc. Ces
composés produisent des effets bien désagréables sur le plan esthétique,
comme des taches sur les vêtements, les appareils sanitaires (bains, éviers,
toilettes) et les électroménagers, mais n’ont pas nécessairement
d’incidences sur la santé. Par contre, l’eau captée, malgré qu’elle puisse
avoir une apparence claire et limpide, peut dissimuler des éléments en
concentrations dommageables pour la santé. La potabilité de l’eau peut donc
être remise en cause due à la présence, entre autres, de bactéries, de
virus, de nitrates, de baryum, d’arsenic ou de fluorures qui ne confèrent
aucun goût, aucune couleur ni aucune odeur à l’eau. Paradoxalement, l’eau
qui présente une apparence physique douteuse peut être excellente sur le
plan de la santé, alors qu’une eau qui semble très belle peut être très
dommageable. Bien que l’eau souterraine soit généralement de meilleure
qualité que l’eau de surface (lac, rivière, ruisseau), il demeure donc d’une
importance capitale que l’eau soit analysée à l’aide de paramètres
physico-chimiques et microbiologiques. Cette analyse permet de préciser,
s’il y a lieu, le type de traitement à appliquer pour en minimiser les
effets désagréables et respecter les normes du Règlement sur la qualité
de l’eau potable.
Paramètres à analyser
Le Règlement sur le captage des eaux souterraines
oblige l’analyse de l’eau de tout système de captage individuel en début
d’opération pour les paramètres énumérés au chapitre 3. Le choix des
paramètres repose sur la présence de certains éléments qui peuvent excéder
naturellement les normes de qualité de l’eau potable dans certaines régions
du Québec et sur la contamination découlant d’activités humaines. De façon
générale, la concentration naturelle de la très grande majorité des éléments
analysés est stable dans le temps, parce que ces derniers sont liés au
milieu géologique environnant. Les paramètres microbiologiques et les
nitrates-nitrites sont plus susceptibles de varier dans le temps, parce
qu’ils sont plus directement liés aux activités humaines qui ont lieu sur le
territoire (activité agricole, installations septiques, épandage de sels
déglaçants, etc.). D’autres paramètres peuvent également s’avérer pertinents
si l’on soupçonne la présence d’activités polluantes dans son secteur
(hydrocarbures, solvants, pesticides, etc.).

Suivi de la qualité de l’eau
Même si le règlement n’impose pas de suivi ultérieur, le
propriétaire devrait effectuer ou commander un contrôle de la qualité de
l’eau puisée à partir de son ouvrage de captage. Rappelons que le
propriétaire est responsable de distribuer une eau respectant les normes du
Règlement sur la qualité de l’eau potable, si cette eau est destinée
à la consommation humaine. Le ministère de l’Environnement incite les
propriétaires d’un ouvrage de captage individuel existant à faire analyser
l’eau au moins une fois par année relativement aux paramètres chimiques
inscrits dans ce document. En ce qui concerne les nitrates-nitrites et les
paramètres bactériologiques, il est recommandé de faire analyser l’eau
régulièrement, soit au début du printemps et à l’automne, et lorsque des
changements relatifs à sa couleur, à sa limpidité, à son odeur ou à son goût
sont constatés (par exemple après une pluie abondante). Une analyse de l’eau
d’un ouvrage de captage est également souhaitable lorsque des travaux ou des
activités sont effectués près de celui-ci ou s’il n’a pas servi pendant une
longue période de temps.
Ce suivi permettra de vérifier entre autres l’étanchéité de l’ouvrage de
captage et l’efficacité des correctifs apportés à la suite d’un épisode de
contamination. Les nitrates-nitrites et certains paramètres bactériologiques
sont les indicateurs les plus pertinents d’une contamination provenant
notamment de l’activité agricole, ou d’une installation septique inadéquate.
C’est pourquoi ces paramètres devraient être analysés simultanément afin de
déceler tout dépassement de norme.
Pour évaluer la qualité de l’eau de son puits, il importe de préciser que
l’analyse doit porter sur l’eau brute, c’est-à-dire sur l’eau prélevée d’un
robinet qui n’est pas muni d’un dispositif de traitement.
Méthode de prélèvement recommandée
-
Utiliser le robinet d’eau froide en s’assurant que le
robinet d’eau chaude est bien fermé.
-
Enlever tout objet se trouvant sous le bec du robinet comme
les aérateurs, les grillages, les pommes d’arrosage ou les tuyaux. S’il est
impossible de les enlever, il est préférable de choisir un autre robinet. De
plus, on recommande de nettoyer l’extérieur et l’intérieur du bec à l’aide
d’une pièce de coton propre imbibée d’une solution commerciale d’eau de
javel (environ 5 % d’hypochlorite de sodium).
-
Laisser couler l’eau pendant environ cinq minutes avant de
procéder au prélèvement.
Vous trouverez plus d’information dans le document intitulé
Modes de prélèvement et de conservation des échantillons relatifs à
l’application du Règlement sur la qualité de l’eau potable, disponible sur
le site Internet du ministère de l’Environnement.
Paramètres bactériologiques
La majorité des microorganismes pathogènes (virus, bactéries
ou protozoaires pouvant causer des maladies) susceptibles de se trouver dans
l’eau proviennent de déjections humaines ou animales. Comme il est
techniquement impossible de faire l’analyse de tous les pathogènes, on
utilise plutôt des indicateurs microbiologiques qui sont en soi sans danger
: les bactéries coliformes totales, les bactéries entérocoques et les
bactéries E. coli.
Les coliformes totaux constituent un groupe hétérogène de bactéries
d’origine fécale (dont les bactéries E. coli) et environnementale. En
effet, la plupart des espèces peuvent se trouver naturellement dans le sol
et la végétation. Même si des bactéries de ce groupe sont plus persistantes
dans l’environnement que la bactérie E. coli, leur détection dans
l’eau n’indique généralement pas une contamination fécale ni un risque
sanitaire, mais plutôt une dégradation de la qualité bactérienne de l’eau.
Cette dégradation peut être attribuée entre autres à une infiltration d’eau
de surface dans le puits. L’analyse des coliformes totaux permet donc
d’obtenir de l’information sur la vulnérabilité possible d’un puits à la
pollution de surface.
Les bactéries entérocoques sont moins abondantes dans la flore intestinale
des humains et des animaux que les bactéries E. coli, mais elles ont
l’avantage d’être plus persistantes dans l’environnement. Cependant,
certaines espèces ne sont pas d’origine fécale et se trouvent naturellement
dans le sol ou la végétation. La détection de bactéries entérocoques dans
l’eau d’un puits peut indiquer une contamination fécale ou une infiltration
d’eau de surface. Il est cependant prudent de considérer la présence de bactéries entérocoques dans l'eau comme un indicateur d’une contamination fécale.
Les bactéries E. coli font partie du groupe des coliformes totaux.
C’est une espèce très abondante dans la flore intestinale humaine et
animale, et c’est aussi la seule qui soit strictement d’origine fécale. Même
si elles ont le désavantage d’être généralement moins persistantes dans
l’environnement, elles sont considérées comme le meilleur indicateur de
contamination fécale. Leur présence dans l’eau signifie que cette dernière
est contaminée par une pollution d’origine fécale et qu’elle peut donc
contenir des microorganismes pathogènes.
La gastro-entérite est la maladie la plus fréquente associée à l’ingestion
d’eau contaminée par des matières fécales. Bien que cette maladie soit
souvent bénigne, elle peut parfois entraîner des conséquences très graves
sur la santé. D’autres maladies plus rares comme les hépatites ou les
méningites peuvent aussi être provoquées par l’ingestion d’eau contaminée.
Ce risque concerne non seulement les membres d’une famille qui consomment
l’eau d’un puits, mais aussi tous leurs visiteurs. La présence de bactéries
E. coli ou entérocoques dans un puits nécessite donc des actions
immédiates.

Quoi faire en cas de contamination?
Il est important de préciser que le laboratoire accrédité
contactera le propriétaire concerné immédiatement si l’eau de son puits
dépasse une des normes établies dans le Règlement sur la qualité de l’eau
potable.
Contamination chimique
Tel que mentionné précédemment, certains éléments sont
présents naturellement en grande quantité dans les eaux souterraines. Dans
ce cas, le propriétaire est aux prises avec un problème chronique qu’il
convient de résoudre par l’entremise d’appareils de traitement appropriés.
Par ailleurs, dans les cas où des activités humaines sont soupçonnées d’être
à l’origine d’une contamination, il faudra tenter de préciser le plus
exactement possible la source de la contamination et apporter les correctifs
requis. S’il s’avère que la contamination est régionale et que, par
conséquent, le propriétaire n’a aucun pouvoir sur la situation (épandage
d’engrais chimiques ou organiques, épandage de sels déglaçants), le problème
risque d’être chronique et un appareil de traitement devra être envisagé. En
ce qui concerne l’épandage de sels déglaçants, il serait toutefois inutile
d’utiliser un appareil de traitement pour éliminer un problème qui ne se
produit que sur une courte période. Le goût indésirable d’eau salée risque
de ne se produire que lors du dégel pour ensuite disparaître graduellement.
Pendant cette période, l’utilisation d’eau en bouteille pour la consommation
pourrait être une solution beaucoup moins dispendieuse qu’un appareil pour
l’élimination des chlorures.
Le ministère de l’Environnement du Québec conseille aussi aux propriétaires
d’un ouvrage de captage pour lequel une analyse chimique révèle des
résultats au-delà des normes précisées dans le Règlement sur la qualité de
l’eau potable de communiquer avec un représentant de la direction régionale
du ministère de l’Environnement de leur territoire afin de trouver une
solution appropriée. Un suivi peut également être requis lorsque les
concentrations mesurées approchent les valeurs seuils établies. De manière
générale, tout dépassement d’une norme chimique doit être rapporté à la
direction de santé la publique de la région concernée afin d’obtenir des
renseignements sur la salubrité de l’eau destinée à la consommation humaine.
Si la concentration de nitrates-nitrites détectée dans l’eau excède la norme
précisée dans le Règlement sur la qualité de l’eau potable, soit 10 mg/l,
cette eau ne doit pas être utilisée pour l’alimentation des nourrissons de
moins de six mois. Par mesure de prudence, les femmes enceintes devraient
également s'abstenir de consommer cette eau. La population en général doit
également éviter le plus possible de consommer régulièrement une eau dont la
concentration en nitrates-nitrites excède la norme établie. Lorsque la
concentration de nitrates-nitrites atteint ou excède 20 mg/l, les autorités
en matière de santé publique au Québec recommanderont généralement la
non–consommation de cette eau à toutes les personnes susceptibles de la
consommer, compte tenu du risque associé à l’exposition chronique. Par
ailleurs, il est important de noter que la présence de nitrates-nitrites en
concentration supérieure à 5 mg/l justifie un suivi régulier d’au moins deux
fois par année, puisque les concentrations peuvent varier dans le temps.
Si l’eau est contaminée par les nitrates-nitrites, il est important
d’identifier la cause et si possible de corriger ou d’améliorer la
situation. Les sources possibles de contamination sont l’épandage de fumier
ou d’engrais chimiques de même que des installations septiques avoisinantes.
Présence des indicateurs microbiologiques
La présence de coliformes totaux renforce l’importance de
faire des vérifications et éventuellement d’apporter des correctifs
appropriés tel que mentionné sous la rubrique Identifier la source de
contamination, de façon à prévenir toute contamination fécale éventuelle, et
aussi de faire un suivi régulier de la qualité de l’eau du puits en ajoutant
l’analyse des bactéries E coli et entérocoques. Si à la suite d’un nouveau
prélèvement, la présence de coliformes totaux est confirmée et hors norme,
c’est-à-dire au-delà de 10 ufc/100 ml, il est pertinent de procéder à un traitement choc de désinfection du
puits.
Dès que la présence de bactéries E. coli ou
entérocoques est détectée dans l'eau, on considère qu'il s'agit d'un
résultat hors norme. Si tel était le cas, il est essentiel de ne pas consommer cette eau avant de
l’avoir maintenue en ébullition durant au moins une minute. Il faut
également utiliser de l’eau bouillie pour faire les glaçons, préparer les
breuvages, préparer les aliments pour bébés, laver les aliments qui seront mangés
crus, se brosser les dents ou encore pour donner le bain aux bébés. Ces
recommandations doivent être suivies jusqu’à ce que des analyses
subséquentes révèlent la conformité de l’eau aux normes. Il est recommandé
aussi de procéder à un traitement choc de désinfection du puits, d’identifier la source
de contamination fécale et d’apporter si possible les correctifs appropriés.
Désinfecter son puits
-
Nettoyer le puits, si possible, à l’aide d’une puisette afin
d’enlever les corps étrangers, les dépôts, les matières animales ou
végétales, etc.
-
Verser dans le puits de l’eau de Javel selon les quantités
mentionnées dans le tableau suivant, intitulé « Quantité requise d’eau de
Javel pour la désinfection d’un puits ».
-
Mélanger l’eau de Javel avec l’eau du puits et, si possible,
laver et brosser la paroi intérieure. Vous pouvez aussi raccorder un tuyau
d’arrosage au robinet le plus proche et rincer la paroi intérieure du puits,
afin d’assurer un mélange complet du chlore et de l’eau dans tout le puits.
-
Ouvrir tous les robinets. Lorsque l’odeur du chlore est
perceptible, il faut arrêter la pompe et fermer les robinets.
-
Attendre 24 heures avant de faire circuler l’eau dans les
tuyaux.
-
Effectuer par la suite une purge prolongée en laissant
couler l’eau jusqu’à ce que l’odeur de chlore disparaisse. Ouvrir ensuite
tous les robinets pour rincer complètement la tuyauterie.
-
Procéder à de nouvelles analyses de l’eau une semaine
suivant la désinfection et quatre semaines plus tard, afin de savoir si
votre eau répond aux normes de qualité.
TABLEAU 2 Quantité requise d’eau de Javel pour la
désinfection d’un puits(1)
Puits de surface
|
Diamètre du puits
(millimètres)
|
Profondeur d’eau dans le puits (mètres) |
|
|
1 |
1,5 |
2 |
2,5 |
3 |
3,5 |
4 |
|
|
Millilitres d’eau de Javel |
|
914 |
700 ml |
1 000 ml |
1 300 ml |
1 600 ml |
2 000 ml |
2 300 ml |
2 600 ml |
|
1 067 |
900 ml |
1 400 ml |
1 800 ml |
2 200 ml |
2 700 ml |
3 100 ml |
3 600 ml |
|
1 219 |
1 200 ml |
1 800 ml |
2 300 ml |
2 900 ml |
3 500 ml |
4 000 ml |
4 700 ml |
|
1 372 |
1 500 ml |
2 200 ml |
3 000 ml |
3 700 ml |
4 400 ml |
5 200 ml |
5 900 ml |
|
1 524 |
1 800 ml |
2 700 ml |
3 700 ml |
4 600 ml |
5 500 ml |
6 400 ml |
7 300 ml |
|
1 676 |
2 200 ml |
3 300 ml |
4 400 ml
|
5 500 ml |
6 600 ml |
7 700 ml |
8 800 ml |
|
Note : Un puits de surface est généralement constitué de tuyaux en
béton superposés et dont le diamètre est le plus souvent supérieur à
600 mm. Sa profondeur excède rarement neuf mètres. |
Puits tubulaire ou artésien
|
Diamètre du puits
(millimètres)
|
Profondeur d’eau dans le puits (mètres) |
|
|
15 |
30 |
45 |
60 |
|
|
Millilitres d’eau de Javel |
|
50 |
30 ml |
60 ml |
90 ml |
120 ml |
|
65 |
50 ml |
100 ml |
150 ml |
190 ml |
|
76 |
60 ml |
140 ml |
200 ml |
270 ml |
|
89 |
90 ml |
190 ml |
280 ml |
400 ml |
|
102 |
120 ml |
250 ml |
370 ml |
500 ml |
|
127 |
190 ml |
380 ml |
570 ml |
800 ml |
152
|
270 ml |
540 ml
|
820 ml
|
1 100 ml |
| Note : Un puits tubulaire est foré
lorsque la nappe d’eau souterraine est profonde ou lorsque la surface
est rocheuse. Il est constitué d’un tuyau d’acier d’un diamètre
inférieur à 80 mm et d’une longueur de plus de six mètres. |
(1) : On recommande une concentration de 50 mg/l de chlore
libre pour assurer une désinfection efficace d’un puits existant (utiliser
une eau de Javel à 5 %, que l’on trouve sur le marché, en vérifiant bien la
concentration).
Pour un nouveau puits, les volumes d’eau de
Javel inscrits doivent être multipliés par 5, puisqu’on recommande une
concentration de 250 mg/l de chlore libre.
Identifier la source de contamination
Il est important d’identifier la source de la contamination.
Une recherche s’impose pour en trouver la cause et apporter les correctifs
appropriés. Les sources locales de contamination peuvent être multiples :
aménagement du puits (manque d’étanchéité du couvercle ou du scellement),
sol environnant (absence d’un monticule autour du puits pour éloigner le
ruissellement de surface), installation septique défectueuse ou encore
insalubrité des lieux (ex., épandage de fumier ou autres activités générant
de la pollution fécale). Il s’agit donc dans ces cas de procéder aux travaux
requis pour corriger la situation. La personne aux prises avec un problème
de contamination peut communiquer avec l’officier municipal concerné afin
d’orienter sa recherche de solutions. Des analyses subséquentes dans le
cadre du suivi de la qualité de l’eau permettront de vérifier l’efficacité
des correctifs apportés.
Des résultats d’analyses ponctuelles conformes ne peuvent assurer à eux
seuls la qualité de l’eau potable en tout temps. Il est donc important
d’être toujours alerte relativement aux sources de contamination mentionnées
précédemment.

Systèmes de traitement disponibles
Si toutes les démarches mentionnées précédemment pour tenter
d’obtenir une eau de consommation qui répond aux normes de qualité d’eau
potable n’ont donné aucun résultat, il est toujours possible d’obtenir une
eau de qualité en procédant à l’installation d’un ou de plusieurs appareils
de traitement spécialement conçus pour éliminer les problèmes de qualité
révélés par les résultats de l’analyse. Pour sélectionner le système de
traitement approprié, on peut communiquer avec une entreprise spécialisée en
matière de traitement de l’eau. Les produits certifiés par la National
Sanitation Foundation (NSF) sont reconnus comme efficaces en ce qui a trait
au respect des critères de qualité. Par ailleurs, il est fortement
recommandé que de tels systèmes de traitement soient installés, utilisés et
entretenus selon les recommandations du fabricant.
Le tableau suivant précise certains problèmes associés à l’eau parmi les
plus couramment observés, les causes les plus probables qui en sont à
l’origine de même que les solutions proposées pour corriger la situation.
Tableau 3 Problèmes associés à l’eau
|
Problème
|
Cause probable |
Séquence des actions et choix de traitement |
|
Présence de bactéries E. coli ou entérocoques indiquant un
risque sanitaire potentiel (principalement des maladies
gastro-intestinales) |
Contamination fécale de l’eau provenant de
l’environnement du puits (ex., présence de fumier ou autres matières
fécales, installation septique inadéquate) |
Faire bouillir l’eau avant de la consommer (voir
section précédente)
Procéder à une désinfection du puits
Chercher et éliminer la source de contamination
Appliquer un traitement à l'entrée d’eau de la
résidence :
Appliquer un traitement au robinet :
-
Distillation
-
Osmose avec UV
|
|
Concentration en nitrates-nitrites supérieure à 10
mg/l |
Épandage de fumier et d’engrais chimiques, installations septiques
mal aménagées, les matières animales et végétales en décomposition |
-
Ne pas consommer cette eau (voir section
précédente)
-
Chercher et éliminer la source de contamination
-
Appliquer un traitement à l’entrée d’eau de la
résidence :
-
Appliquer un traitement au robinet :
|
|
Entartrage de la tuyauterie, du chauffe-eau et de la chaudière, et
cernes autour de la baignoire Consommation excessive de savon |
Dureté élevée |
- Appliquer un traitement à l'entrée d’eau de la résidence :
- Adoucissement de l'eau par échange d'ions
|
|
Taches de couleur rouille, orange ou grise sur les appareils
sanitaires et sur les vêtements Goût métallique |
Présence de fer et/ou de manganèse à des concentrations
appréciables (fer > 0,3 mg/l; manganèse > 0,05 mg/l)
|
- Appliquer un traitement à l'entrée d’eau de la résidence :
- Filtration sur sable vert avec régénération au permanganate de
potassium
- Oxydation suivie d'une filtration
- Aération suivie d'une filtration
- Échange d'ions
|

|