|
|
Milieux humides
Au
Québec, les milieux humides occupent plus ou moins 17 millions d’hectares ou
170 000 km², soit environ 10 % de l’ensemble du territoire québécois. Qu’il s’agisse d’étangs, de marais, de marécages ou de
tourbières, les milieux humides représentent les mailles essentielles de la
trame des milieux naturels du territoire québécois. Ces écosystèmes
constituent l’ensemble des sites saturés d’eau ou inondés pendant une
période suffisamment longue pour influencer la nature du sol et la
composition de la végétation (Couillard et Grondin, 1992). Il
est mondialement admis aujourd’hui que les milieux humides, perçus comme des
terres inutilisables par le passé, jouent un rôle crucial dans le maintien
de la vie sur terre au même titre que les terres agricoles et les forêts.
Les biens et services écologiques qu’ils procurent à la société représentent
indéniablement un moteur pour l’économie locale, régionale, nationale et
mondiale. Il est donc primordial de conserver ces milieux, particulièrement
dans les régions où les développements urbains ont contribué à leur
dégradation ou à leur disparition.
Afin de permettre aux différents organismes responsables de
la gestion d’un territoire (municipalités, MRC, organismes de bassins
versants, etc.) de prendre en compte ces écosystèmes sensibles lors des
différentes étapes de planification à l’échelle territoriale, le Ministère
propose un guide méthodologique qui présente les principales étapes
d’élaboration d’un plan de conservation des milieux humides.
|