Fiche technique sur les nitrates-nitrites et E. coli dans l'eau potable
La bactérie E. coli
Parmi le groupe des coliformes, la bactérie Escherichia coli (E.
coli) est la seule espèce qui soit strictement d’origine fécale. Elle
est présente naturellement en grande quantité dans la flore intestinale des
humains et des animaux.
La détection de la bactérie E. coli au robinet relié à un réseau
collectif ou à un puits individuel indique hors de tout doute une contamination
d’origine fécale de l’eau de consommation et la présence potentielle de
microorganismes pathogènes. Cette eau ne doit pas être consommée ou doit
être mise à ébullition pendant au moins une minute avant sa consommation.
Il est important par la suite de rechercher la source de contamination. Les
différentes causes de la contamination peuvent être la présence de fumier, la
fosse septique et la perméabilité du captage de même que celle du réseau.
Une fois la source de contamination détectée, il y a lieu d’apporter les
correctifs appropriés. Par la suite, il faut procéder à une désinfection du
puits avec de l’eau de javel selon la procédure obtenue du Centre d’information
du ministère de l’Environnement. Finalement, il faut procéder à une
nouvelle analyse et si la présence de la bactérie E. coli est
détectée de nouveau, il s’agit alors d’une contamination persistante et
récurrente et l’eau devra être traitée en permanence à l’aide d’un
purificateur domestique de type ultraviolet ou membrane d’osmose inversée ou
l’équivalent.
Les nitrates-nitrites
Les fertilisants agricoles, le fumier, les rejets domestiques d’eaux usées
et la décomposition d’organismes végétaux et animaux figurent parmi les
sources les plus importantes de nitrates-nitrites. Compte tenu de leur très
grande solubilité dans l’eau, les sels de nitrates et de nitrites peuvent
migrer facilement dans le sol et se retrouver dans les eaux souterraines servant
de sources d’approvisionnement en eau potable.
La consommation d’une eau ayant une concentration supérieure à 10 mg/l
peut représenter une source importante de nitrates-nitrites. L’eau utilisée
dans la préparation des biberons peut produire une maladie, la
méthémoglobinémie, qui affecte la capacité du sang à transporter l’oxygène.
Les bébés de moins de six mois font partie du groupe le plus à risque et ne
doivent pas consommer une eau dont la concentration en nitrates-nitrites est
supérieure à 10 mg/l. Par mesure de prudence, les femmes enceintes devraient
également s’abstenir de consommer une eau d’au-delà cette concentration.
Pour la population en général, il n’est pas recommandé de consommer
régulièrement de l’eau dépassant cette concentration. De plus, si la teneur
en nitrates-nitrites se situe entre 5 et 10 mg/l, il est également recommandé
d’effectuer un suivi au moins deux fois par année.
En outre, si les résultats indiquent une quantité de nitrates-nitrites
supérieure à 5 mg/l, il faudra vérifier la présence de sources de
contamination au voisinage du lieu de captage comme la fosse septique et l’épandage
de fumier ou d’engrais, et apporter au besoin les correctifs appropriés. Si
le puits est situé en zone agricole, il faudra vérifier si le problème est de
nature régionale en informant la municipalité afin qu’elle sensibilise l’agronome
de comté en charge de l’approbation des plans de fertilisation. De façon
préventive, si les résultats indiquent une concentration près de 10 mg/l, le
puits devrait être abandonné comme source d’eau pour des fins d’ingestion
ou l’eau du robinet devrait être traitée par une membrane d’osmose
inversée ou l’équivalent.

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