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Suivi de la qualité des rivières et petits cours d'eau
Annexe 1 - Signification environnementale et méthode d’analyse
des principaux paramètres de la qualité de l’eau
Nom du paramètre : AZOTE AMMONIACAL
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Signification environnementale : |
L'azote ammoniacal est toxique pour la vie aquatique. Le critère de
toxicité n'est pas fixe mais variable selon le pH et la température.
Dans les eaux naturelles, l'azote ammoniacal provient principalement du
lessivage des terres agricoles ainsi que des eaux usées d'origine
municipale et industrielle. |
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Plage de variation habituelle 1 : |
0,02 à 0,36 mg/l (5e et 95e centiles) |
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Méthode d'analyse : |
Filtration sur membrane GF/C 1,2 µm. Dosage colorimétrique
automatisé avec le phénate de sodium. |
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Limite de détection : |
0,02 mg/l N |
1 Valeurs observées dans les rivières du Québec
(réseau-rivières, 1979-1995)
Nom du paramètre : AZOTE TOTAL
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Signification environnementale : |
L'azote total représente la somme de l'azote présent sous toutes ses
formes. L'azote et ses composés sont très communs dans la biosphère. La
plupart des végétaux et des animaux, ainsi que les matières organiques
en décomposition, contiennent des composés azotés. L'azote peut se
présenter sous un certain nombre de formes chimiques importantes telles
que : l'azote organique, l'azote ammoniacal, les nitrates et les
nitrites. Toutes ces formes se retrouvent en quantité plus ou moins
importante dans les effluents industriels et municipaux ainsi que dans les
eaux de ruissellement des terres agricoles. Même s'il n'existe pas de
critère de toxicité pour l'azote total, une concentration plus élevée
que 1,0 mg/l dans les eaux de surface est considérée comme étant
indicatrice d'une problématique de surfertilisation dans le milieu. |
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Plage de variation habituelle : |
0,19 à 2,4 mg/l (5e et 95e centiles) |
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Méthode d'analyse : |
Filtration sur membrane GF/C 1,2 µm. Digestion U.V. suivie d'un
dosage colorimétrique automatisé avec le sulfate d'hydrazine. |
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Limite de détection : |
0,03 mg/l N |
Nom du paramètre : CARBONE ORGANIQUE DISSOUS
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Signification environnementale : |
La plus grande partie du carbone organique des eaux naturelles est
composée de substances humiques et de matériaux végétaux et animaux
partiellement dégradés ainsi que de substances organiques provenant de
divers effluents municipaux et industriels, en particulier les usines de
pâtes et papiers. Cette mesure permet donc de suivre l'évolution d'une
pollution organique dans les milieux aquatiques. |
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Plage de variation habituelle : |
2,3 à 11,2 mg/l (5e et 95e centiles) |
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Méthode d'analyse : |
Prétraitement à l’acide sulfurique pour éliminer le carbone
inorganique puis filtration sur membrane GF/C 1,2µm. Dosage
conductivimétrique automatisé. |
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Limite de détection : |
0,08 mg/l C |
Nom du paramètre : CHLOROPHYLLE a
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Signification environnementale : |
La mesure de la chlorophylle a est utilisée comme indicateur de
la biomasse phytoplanctonique dans les eaux naturelles. La chlorophylle a
représente le plus important pigment chez les organismes
photosynthétiques aérobies (en excluant les cyanobactéries) et toutes
les algues en contiennent. Le contenu cellulaire en chlorophylle a
est de 1 % à 2 % en poids sec. |
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Plage de variation habituelle : |
0,25 à 6,43 mg/m3 (5e et 95e
centiles) |
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Méthode d'analyse : |
Filtration sur membrane millipore 0,8 µm puis extraction des pigments
à l’acétone 90 %. Dosage des pigments par fluorométrie (mesure
de la fluorescence émise à 664 nm à la suite d’une excitation de l’échantillon
à 430 nm) avant et après acidification pour tenir compte de l’interférence
due à la phéophitine. La chlorophylle a totale est obtenue en
additionnant la chlorophylle a et la phéophitine. |
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Limite de détection : |
0,01 mg/m3 pour un volume filtré de 250 ml |
Nom du paramètre : COLIFORMES FÉCAUX
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Signification environnementale : |
En raison des difficultés que pose la détection des bactéries et
virus pathogènes, on détermine qu’une eau est exempte de
micro-organismes pathogènes par des méthodes indirectes. On utilise des
bactéries intestinales non pathogènes, soit les coliformes fécaux,
comme indicateurs de pollution fécale, donc de la présence potentielle
de bactéries et virus pathogènes. Les coliformes fécaux proviennent des
matières fécales produites par les humains et les animaux à sang chaud
et ils peuvent être facilement identifiés et comptés . |
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Plage de variation habituelle : |
0 à plus de 6 000 UFC/100 ml |
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Méthode d'analyse : |
Filtration sur membrane stérile de 0,45 µm. Incubation sur milieu de
culture m-Fc à 44,5ø C pour 24 heures. |
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Limite de détection : |
1 UFC/100 ml |

Nom du paramètre : CONDUCTIVITÉ
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Signification environnementale |
C'est la capacité d'une eau à conduire l’électricité. La
conductivité des eaux dépend de leur concentration ionique et de leur
température. Elle donne une bonne indication des changements de la
composition des eaux, et spécialement de leur concentration en minéraux.
La conductivité augmente avec la teneur en solides dissous. Cette mesure
permet d’évaluer rapidement le degré de minéralisation d’une eau,
c'est-à-dire la quantité de substances dissoutes ionisées présentes. |
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Plage de variation habituelle : |
20,0 à 339,0 µS/cm (5e et 95e centiles) |
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Méthode d'analyse : |
Mesure à l’aide d’un conductivimètre et d’une électrode, la
température de l'échantillon étant maintenue à 25 °C. |
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Limite de détection : |
0,2 µS/cm |
Nom du paramètre : DBO5
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Signification environnementale : |
La demande biochimique en oxygène est la quantité d'oxygène
utilisée, pendant une période de 5 jours, par les micro-organismes pour
décomposer la matière organique (végétale, animale, etc.) et oxyder la
matière inorganique (sulfures, sels ferreux, etc.) présente dans l’eau.
La demande biochimique en oxygène n’est pas elle-même un polluant, c’est
une mesure de la pollution par la matière organique. |
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Plage de variation habituelle : |
2,0 à 4,5 mg/l de O2 (5e et 95e
centiles) |
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Méthode d'analyse : |
Dosage électrométrique de la quantité d'oxygène consommée par la
matière oxydée par des bactéries pendant une période de 5 jours
d'incubation à 20 °C. |
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Limite de détection : |
2,0 mg/l de O2 |

Nom du paramètre : MATIÈRES EN SUSPENSION
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Signification environnementale : |
Les matières en suspension sont constituées par les solides en
suspension dans l’eau. Ils proviennent de sources naturelles,
d'effluents municipaux et industriels, du ruissellement des terres
agricoles et des retombées de matières atmosphériques en suspension. |
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Plage de variation habituelle : |
< 2 à 53 mg/l (5e et 95e centiles) |
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Méthode d'analyse : |
Pesée du filtre vierge. Filtration sur membrane GF/C 1,2 µm. Séchage
du filtre à 105 °C puis nouvelle pesée. Le poids des matières en
suspension est obtenu par différence des poids. |
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Limite de détection : |
2 mg/l |
Nom du paramètre : NITRITES-NITRATES
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Signification environnementale : |
L'ion nitrate (NO3-) est la principale forme d'azote
inorganique trouvée dans les eaux naturelles. Il constitue le stade final
de l'oxydation de l'azote. L'ion nitrite (NO2-) s'oxyde
facilement en ion nitrate et, pour cette raison, se retrouve rarement en
concentration importante dans les eaux naturelles. Les principales sources
de nitrates sont les effluents industriels et municipaux et le lessivage
des terres agricoles. Des concentrations trop élevées de
nitrites-nitrates peuvent être toxiques pour la faune aquatique et
provoquer une maladie infantile (méthémoglobinémie). |
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Plage de variation habituelle : |
< 0,02 à 1,09 mg/l N (5e et 95e centiles) |
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Méthode d'analyse : |
Filtration sur membrane GF/C 1,2µm. Réduction des nitrates en
nitrites à l’aide du sulfate d'hydrazine. Dosage colorimétrique
automatisé. |
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Limite de détection : |
0,02 mg/l N |

Nom du paramètre : pH
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Signification environnementale : |
Le pH indique l’équilibre entre les acides et les bases d’un plan
d’eau et est une mesure de la concentration des ions hydrogène en
solution. Le pH se mesure sur une échelle de 0 à 14. Un pH de 7 indique
une eau neutre; les valeurs inférieures à 7 indiquent des
conditions acides, et les valeurs supérieures à 7 sont
caractéristiques de conditions alcalines. Le pH influence la toxicité de
plusieurs éléments en régissant un grand nombre de réactions
chimiques. Dans les eaux naturelles peu soumises aux activités humaines,
le pH dépend de l’origine de ces eaux et de la nature géologique du
sous-sol. |
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Plage de variation habituelle : |
6,3 à 8,3 unités de pH (5e et 95e centiles) |
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Méthode d'analyse : |
Le pH est mesuré par électrométrie à l'aide d'une électrode de
verre. |
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Limite de détection : |
Ne s'applique pas |
Nom du paramètre : PHOSPHORE DISSOUS
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Signification environnementale : |
Le phosphore peut se présenter sous de nombreuses formes organiques ou
inorganiques et être présent dans l’eau sous forme dissoute ou en
suspension. Le phosphore dissous est directement assimilable par les
algues et les plantes aquatiques. Parce qu’il constitue une substance
nutritive essentielle pour les végétaux, c’est généralement en
limitant les quantités de phosphore atteignant les cours d’eau qu’on
peut contrôler la croissance des algues et des plantes aquatiques. |
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Plage de variation habituelle : |
< 0,010 à 0,160 mg/l P (5e et 95e centiles) |
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Méthode d'analyse : |
Filtration sur membrane GF/C 1,2 µm
Digestion U.V.
Méthode colorimétrique automatisée avec le molybdate d'ammonium |
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Limite de détection : |
0,010 mg/l P |

Nom du paramètre : PHOSPHORE EN SUSPENSION
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Signification environnementale : |
Dans le milieu aquatique, le phosphore en suspension se retrouve dans
les organismes vivants comme le phytoplancton, dans les phases minérales
des particules de roches et de sols, et à l'état adsorbé sur des
matières particulaires minérales ou organiques. |
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Plage de variation habituelle : |
0,004 à 0,114 mg/l P (5e et 95e centiles) |
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Méthode d'analyse : |
Filtration sur membrane GF/C 1,2 µm
Méthode colorimétrique automatisée avec le molybdate d'ammonium |
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Limite de détection : |
0,001 mg/l P |

Nom du paramètre : PHOSPHORE TOTAL
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Signification environnementale : |
Tant dans les eaux de surface que dans les eaux usées, le phosphore se
retrouve principalement sous la forme de phosphates. Il est dissous ou
associé à des particules. Le phosphore présent dans les eaux de surface
provient principalement des effluents municipaux, du lessivage et du
ruissellement des terres agricoles fertilisées et des effluents de
certaines industries (ex. : agro-alimentaires et papetières). Le
phosphore est un élément nutritif essentiel à la croissance des
plantes. Toutefois, au-dessus d’une certaine concentration et lorsque
les conditions sont favorables (faible courant, transparence adéquate,
etc.), il peut provoquer une croissance excessive d’algues et de plantes
aquatiques. |
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Plage de variation : |
< 0,014 à 0,274 mg/l P (5e et
95e centiles) |
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Méthode d'analyse : |
Valeur calculée : addition du phosphore dissous et du phosphore en
suspension |
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Valeur minimale possible : |
0,011 mg/l P |

Nom du paramètre : TURBIDITÉ
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Signification environnementale : |
La turbidité est la mesure du caractère trouble de l’eau. Elle est
causée par les matières en suspension, telles que l'argile, le limon,
les particules organiques, le plancton et les autres organismes
microscopiques. Une turbidité trop élevée empêche la pénétration de
la lumière dans la colonne d’eau et peut ainsi diminuer la croissance
des algues et des plantes aquatiques. |
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Plage de variation : |
0,6 à 26,0 UNT (5e et 95e centiles) |
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Méthode d'analyse : |
Mesure par néphélémétrie de la lumière dispersée par les
particules en suspension de l'échantillon par rapport à l'intensité de
la lumière dispersée dans les mêmes conditions par des suspensions
standard de formazine. |
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Limite de détection : |
0,03 UNT |

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