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La gestion de leau au Québec
Document de consultation publique (fin)
Annexe 3 - Les principaux intervenants engagés dans la gestion de
leau
La gestion de leau est actuellement partagée par plusieurs intervenants
provenant du gouvernement du Québec, des administrations municipales et du gouvernement
fédéral. Les principaux mandats des acteurs et les dispositions législatives
afférentes à leau sont présentés ci-dessous.
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Le gouvernement du Québec
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Les administrations locales et régionales
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Le gouvernement du Canada
1. Le gouvernement du Québec
Les principaux ministères québécois concernés par la gestion de leau sont le
ministère des Affaires municipales et de la Métropole, le ministère de
lAgriculture, des Pêcheries et de lAlimentation, le ministère de
lEnvironnement, le Ministère de lIndustrie et du Commerce, le ministère des
Régions, le ministère des Relations internationales, le ministère des Ressources
naturelles, le ministère de la Santé et des Services sociaux, le ministère de la
Sécurité publique et le ministère des Transports. Les mandats assumés par ces
ministères sont les suivants.
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Le ministère des Affaires municipales et de la Métropole
Le ministère des Affaires municipales et de la Métropole veille à la bonne
administration du système municipal. Il soccupe notamment des engagements
financiers à long terme des municipalités, du régime fiscal municipal, de
lassainissement urbain, des infrastructures, des collectivités nordiques, de la
formation des élus et du personnel municipal, de laménagement et de
lurbanisme, de la réalisation de projets régionaux, de lévaluation
foncière, du financement et de la comptabilité.
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Le ministère de lAgriculture, des Pêcheries et de lAlimentation
Le ministère de lAgriculture, des Pêcheries et de lAlimentation a comme
principal mandat dassurer le développement durable de lindustrie
bioalimentaire comprenant les secteurs de lagriculture, des pêches, de
laquiculture et de lalimentation. Entre autres, il fournit une aide
financière aux producteurs et aux pêcheurs, il assure la protection de la santé animale
et de la qualité des aliments et voit au développement industriel et commercial des
produits bioalimentaires.
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Le ministère de lEnvironnement
Le ministère de lEnvironnement sassure, dans une perspective de
développement durable, de la protection de l'environnement. Ses champs
dintervention sont la protection des écosystèmes et de la biodiversité, la
prévention, la réduction ou la suppression de la contamination de l'eau, de l'air et du
sol, létablissement et la gestion de réserves écologiques, la sauvegarde des
espèces floristiques menacées ou vulnérables et la création et la réalisation
d'activités liées à l'observation et à la connaissance du milieu naturel.
Le Ministère assume également la gestion du domaine hydrique public et de leau
en tant que richesse naturelle.
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Le ministère de lIndustrie et du Commerce
Le ministère de lIndustrie et du Commerce a comme mission daméliorer
lefficacité et la rentabilité des entreprises industrielles, commerciales ou
coopératives, scientifiques ou technologiques, de stimuler la création et le
développement d'entreprises de biens et de services à plus forte valeur ajoutée et
dappuyer l'expansion des marchés des entreprises par le développement du commerce
international.
Le ministère des Régions voit à susciter et soutenir le développement local et
régional en favorisant la prise en charge par les collectivités intéressées dans le
cadre d'un partenariat avec l'État et à assurer la cohérence des actions
gouvernementales en région dans le respect des enjeux et des orientations stratégiques
du gouvernement.
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Le ministère des Relations internationales
Le ministère des Relations internationales voit à planifier, organiser et diriger
laction du gouvernement à l'étranger ainsi que de coordonner les activités, au
Québec, des ministères et des organismes en matière d'affaires internationales. Ses
champs dapplication comprennent, entre autres, les négociations des ententes
internationales, le maintien des relations avec les gouvernements étrangers et les
organisations internationales, le renforcement des institutions francophones
internationales dont le Québec est membre, les recherches, les études et les analyses
sur les pays étrangers et leur situation géographique et économique et la promotion à
l'étranger du savoir-faire, des produits et des services québécois.
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Le ministère des Ressources naturelles
Le ministère des Ressources naturelles a comme mandat dappuyer le développement
durable du Québec et de ses régions en favorisant la connaissance, la mise en valeur et
lutilisation optimale du territoire québécois et de ses ressources énergétiques,
forestières et minérales.
De façon plus spécifique, il voit à accroître et diffuser la connaissance du
territoire québécois et des ressources quil renferme, à assurer la sécurité des
approvisionnements énergétiques et lutilisation efficace de lénergie. Il
est notamment responsable de ladministration des lois et des règlements relatifs à
lutilisation des forces hydrauliques. Il voit également à aménager, protéger et
mettre en valeur le patrimoine forestier québécois dans une perspective de
développement durable. Enfin, il assure la gestion des ressources minières du Québec.
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Le ministère de la Santé et des Services sociaux
Le ministère de la Santé et des Services sociaux détermine les grandes priorités,
les objectifs et les orientations en matière de santé et de services sociaux et veille
à leur application. Il sassure entre autres de la répartition équitable des
ressources entre les régions et leur utilisation efficiente.
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Le ministère de la Sécurité publique
Le ministère de la Sécurité publique voit à sassurer de la protection de
la population contre le crime et les menaces à sa sécurité. Entre autres, il est
responsable de la prévention et de la répression de la criminalité, de
lincarcération des personnes contrevenantes et de leur réinsertion sociale, de la
protection policière (Sûreté du Québec), de la protection contre l'incendie et de la
sécurité civile.
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Le ministère des Transports
Le ministère des Transports voit à assurer la circulation des personnes et des
marchandises par le développement, laménagement et lexploitation
dinfrastructures et de systèmes de transport intégrés, fiables et sécuritaires.

Les principales dispositions législatives relatives
à leau
Les principales dispositions législatives sur leau applicables par ces
ministères sont contenues dans le Code civil du Québec et dans certaines lois
particulières. Elles sont énumérées ci-dessous.
Larticle 919 du Code civil du Québec prévoit les règles de base
suivantes quant à la propriété du domaine hydrique :
- lÉtat est propriétaire du lit des lacs et cours deau navigables et
flottables jusquà la ligne des hautes eaux;
- lÉtat est aussi propriétaire du lit des lacs et cours deau non navigables,
ni flottables bordant les terrains de lÉtat lorsque laliénation a été
faite après le 9 février 1918;
- laliénation avant le 9 février 1918 du fonds riverain emporte la propriété du
lit des cours deaux non navigables ni flottables.
Ces règles ne sont pas absolues; la loi ou lacte de concession peuvent avoir
prévu autrement. Ainsi, lÉtat peut, lors de la concession des rives, si
lacte la prévu de façon expresse, avoir concédé le lit du cours
deau, même sil est navigable et flottable.
Ce droit de propriété publique ou privée du lit emporte les attributs habituels du
droit de propriété, du droit duser, de jouir et de disposer librement et
complètement du bien, sous réserve des limites et conditions dexercice fixées par
la loi, qui sont, en la matière, assez nombreuses.
En ce qui concerne les droits du public, larticle 920 prévoit que toute personne
peut circuler sur les cours deau et les lacs, à condition de pouvoir y accéder
légalement, de ne pas porter atteinte aux droits des propriétaires riverains, de ne pas
prendre pied sur les berges et de respecter les conditions de lutilisation de
leau.
Le Code prévoit aussi des règles de base sur les droits et les obligations à
légard des eaux qui sont afférentes à la propriété du sol et qui découlent de
la situation des lieux.
Ainsi, larticle 979 assujettit les fonds inférieurs, envers ceux qui sont plus
élevés, à recevoir les eaux qui en découlent naturellement et interdit dériger
un ouvrage empêchant cet écoulement.
Selon larticle 980, le propriétaire qui a une source dans son fonds peut en user
et en disposer. Il peut, pour ses besoins, user de leau des lacs et des étangs qui
sont entièrement sur son fonds, mais en ayant soin den conserver la qualité.
Larticle 981 prévoit que le propriétaire riverain peut, pour ses besoins, se
servir dun lac, de la source tête dun cours deau ou de tout autre cours
deau qui borde ou traverse son fonds. À la sortie du fonds, il doit rendre ces eaux
à leur cours ordinaire, sans modification importante de la qualité et de la quantité de
leau. Par son usage, il ne peut empêcher lexercice des mêmes droits par les
autres personnes qui utilisent ces eaux.
Enfin, larticle 982 prévoit que, sauf si cela est contraire à lintérêt
général, celui qui a droit à lusage dune source, dun lac, dune
nappe deau ou dune rivière souterraine, ou dune eau courante, peut, de
façon à éviter la pollution ou lépuisement de leau, exiger la destruction
ou la modification de tout ouvrage qui pollue ou épuise leau.

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La Loi sur la qualité de lenvironnement
(L.R.Q., c. Q-2)
La Loi sur la qualité de lenvironnement (L.Q.E.) établit que leau
est une composante implicite de lenvironnement. Elle comporte une disposition
dordre général de protection de lenvironnement, donc de leau.
En effet, larticle 22 de la L.Q.E. exige lobtention dun certificat
dautorisation à légard dune activité susceptible démettre des
contaminants dans lenvironnement. De plus, le même article (2e alinéa)
rend obligatoire lautorisation du ministre avant dentreprendre quelque
activité ou de procéder à quelque ouvrage dans un cours deau à débit régulier
ou intermittent, dans un lac, un étang, un marais, un marécage ou une tourbière. Cette
autorisation est requise même si, par hypothèse, lactivité ou louvrage
projeté na pas dimpact sur lenvironnement.
Enfin, certains travaux réalisés dans le milieu hydrique ou qui laffectent sont
soumis au processus dévaluation et dexamen des impacts, qui peut comporter
des audiences publiques sous légide du Bureau daudiences publiques sur
lenvironnement (BAPE). Cest le cas des travaux importants de dragage, de
remblayage, de creusage dans les lacs et cours deau et de la construction de
certains barrages ou digues.
Par ailleurs, la section V de la L.Q.E. est consacrée de façon exclusive à la
qualité de leau et à la gestion des eaux usées. Elle confère au ministre de
lEnvironnement plusieurs pouvoirs relatifs aux systèmes daqueducs et
dégouts, aux dispositifs de traitement des eaux usées, aux prises deau
dalimentation, etc. Ainsi, établir un aqueduc ou une prise deau
dalimentation, procéder à lexécution de travaux dégouts, etc.,
nécessitent une autorisation du ministre [art. 32], et ce, peu importe que ces travaux
soient faits par une municipalité ou par une personne privée. Mentionnons, notamment,
que cette section précise les pouvoirs réglementaires en matière de captage et
dexploitation de leau souterraine.

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La Loi sur le régime des eaux (L.R.Q., c. R-13)
La
Loi sur le régime des eaux (L.R.E.) permet entre autres :
- laliénation, loccupation ou la location du domaine hydrique public et la
location des forces hydrauliques du domaine public;
- lutilisation des cours deau à des fins industrielles, de production
dénergie, dalimentation, daqueduc ou de flottage du bois, et permet
dy aménager les ouvrages requis à ces fins.
À noter que, depuis 1968, la construction et le maintien de tout barrage, digue,
chaussée, écluse, mur ou autre ouvrage servant à retenir les eaux requièrent
lapprobation de leurs plans et devis par le gouvernement, sauf si lapprobation
de ces plans et devis est déjà prévue à la L.R.E.
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Les autres lois québécoises
Plusieurs autres
lois et politiques couvrant des domaines aussi variés que les habitats fauniques, la
protection des rives et du littoral, les forêts, les mines, lagriculture, les
pêches et les aliments contiennent des dispositions qui sappliquent au domaine de
leau.
Mentionnons entre autres :
- la Loi sur la conservation et la mise en valeur de la faune (L.R.Q., c. C-61.1);
- la Loi sur les forêts (L.R.Q., c. F-4.1);
- la Loi sur les mines (L.R.Q., c. M-13.1);
- la Loi sur les abus préjudiciables à lagriculture (L.R.Q., c. A-2);
- la Loi sur le ministère de lAgriculture, des Pêcheries et de
lAlimentation (L.R.Q., c. M-14);
- la Loi sur la protection du territoire agricole (L.R.Q., c. P-41.1);
- la Loi sur les produits agricoles, les produits marins et les aliments (L.R.Q.,
c. P-29);
- la Politique de protection des rives, du littoral et des plaines inondables
(Décret 103-96 du 24/01/1996).

2. Les administrations locales et régionales
Aux paliers régional et local, les juridictions sont partagées entre les
municipalités, les communautés urbaines et les municipalités régionales de comté.
Entre autres, les municipalités sont la plupart du temps propriétaires et responsables
des infrastructures deau potable et usée. Les municipalités régionales de comté
sont pour leur part responsables de laménagement du territoire et voient à
lapplication de la Politique sur la protection des rives, du littoral et des
plaines inondables.
Les principales dispositions législatives relatives
à leau
Les principales dispositions législatives du secteur municipal qui portent sur ces
questions sont contenues dans les lois suivantes :
- le Code municipal du Québec (L.R.Q., c. C-27.1);
- la Loi sur les cités et villes (L.R.Q., c. C-19) et les lois particulières
régissant certaines municipalités;
- la Loi sur la Communauté urbaine de Montréal (L.R.Q., c. C-37.2);
- la Loi sur la Communauté urbaine de Québec (L.R.Q., c. 37.3);
- la Loi sur la Communauté urbaine de lOutaouais (L.R.Q., c. 37.1);
- la Loi sur laménagement et lurbanisme (L.R.Q., c. A-R.1).

3. Le gouvernement du Canada
La législation fédérale concernant leau est assurée par cinq ministères à
savoir le ministères des Affaires indiennes et du Nord, le ministère des Transports, le
ministère de lEnvironnement, le ministère des Pêches et des Océans et le
ministère des Affaires étrangères et du Commerce international. Notamment, le
ministère des Affaires indiennes et du Nord réglemente la pollution des eaux arctiques
et confère le pouvoir détablir et de gérer des installations hydroélectriques
sur les terres fédérales. Le ministère des Transports légifère les activités
concernant la marine marchande du Canada. Environnement Canada voit à la législation sur
les ressources en eau du pays et à la protection de lenvironnement. Ce ministère
procède aussi aux évaluations environnementales des projets mettant en cause le
gouvernement fédéral. Pêches et Océans Canada réglemente le secteur des pêches. Le
ministère des Affaires étrangères et du Commerce international est responsable des eaux
limitrophes internationales.
Les principales dispositions législatives relatives
à leau
Les principales lois fédérales qui sappliquent au domaine de leau sont
notamment :
- la Loi sur les pêches (L.R.C. 1985, c. F-14);
- la Loi sur la marine marchande du Canada (L.R.C. 1985, c. S-9);
- la Loi sur les ressources en eau du Canada (c-11);
- la Loi constitutionnelle de 1867 (antérieurement A.A.N.B., 1867) ;
- la Loi sur la protection des eaux navigables (L.R.C. 1985, c. N-22);
- la Loi canadienne sur lévaluation environnementale (L.R.C. 1992, c. 37 );
- la Loi sur les ouvrages destinés à lamélioration des cours deau
internationaux (I-20);
- la Loi sur les forces hydrauliques du Canada (W-4);
- La Loi du traité des eaux limitrophes internationales (I-17);
- La Loi sur la prévention de la pollution des eaux arctiques (A-12).
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