Plan de développement durable du Québec
Des actions pour l’avenir
« Miser sur le développement
durable :
pour une meilleure qualité de vie »
La mise en oeuvre du développement durable passe par
des actions concrètes dont les résultats sont mesurables.
L’avant-projet
de loi sur le développement durable, élément structurant du Plan de
développement durable du Québec, prévoit que chaque ministère et organisme
du gouvernement identifie les objectifs qu’il entend poursuivre pour
contribuer à la mise en oeuvre de la Stratégie de développement durable,
ainsi que les activités ou les interventions qu’il prévoit réaliser à cette
fin.
Dans cette perspective, et sans attendre le dépôt de son
plan d’action de développement durable, le ministre de l’Environnement
présente des exemples de gestes concrets qu’il pose déjà et en annonce
d’autres qu’il entend poser afin de contribuer, par ses activités, à la mise
en oeuvre du développement durable au Québec.
Certaines actions donneront des résultats à courte échéance,
tandis que d’autres produiront leurs effets sur une plus longue période.
Dans tous les cas, la progression et les résultats de ces actions seront
évalués chaque année et diffusés dans le rapport annuel du ministère de
l’Environnement.
Une
application rigoureuse des lois et règlements environnementaux
Par souci d’une meilleure protection
de l’environnement, pour une plus grande équité
sociale et pour s’assurer que les acteurs socioéconomiques assujettis à la
législation environnementale se conforment mieux à celle-ci :
-
a été mis en place le Centre de contrôle environnemental du
Québec. Ce centre regroupe les services de contrôle, d’enquête et d’urgence
du Ministère. Sa mission est de vérifier la conformité environnementale des
activités pouvant causer un préjudice à l’environnement, d’effectuer des
enquêtes pouvant mener à des poursuites pénales et d’assurer en permanence
un service en matière d’urgence environnementale. Ce centre permet, entre
autres choses, d’accroître les interventions de contrôle avec pour objectif
de les faire passer de 20 000 à 30 000 d’ici 2007;
Une réglementation environnementale renforcée
Afin de mieux protéger l’environnement
selon les standards et les technologies les plus adaptées, pour satisfaire
davantage aux principes de développement durable, le renforcement de la
réglementation environnementale doit se maintenir et même s’intensifier.
À cette fin, ont déjà été adoptés, ou sont en voie de
l’être, des règlements sur :
-
l’enfouissement et l’incinération de matières résiduelles.
Ce règlement mettra à jour et resserrera les exigences pour l’aménagement et
l’exploitation d’installations d’élimination de matières résiduelles. Au
préalable, certaines modifications à la Loi sur la qualité de
l’environnement seront proposées pour que le gouvernement ait en tout temps
le pouvoir de fixer des normes différentes, le cas échéant, pour assurer une
protection accrue de l’environnement;
-
l’assainissement de l’atmosphère. Ce règlement, qui
constitue une refonte du Règlement sur la qualité de l’atmosphère (1979),
permettra d’assurer une protection accrue de l’atmosphère et concrétisera
certains engagements pris par le gouvernement du Québec dans le cadre
d’ententes nationales et internationales visant la réduction de la pollution
atmosphérique;
Également seront proposées de
nouvelles dispositions réglementaires en ce qui concerne :
-
la tarification relative au contrôle environnemental afin de
récupérer d’une part les coûts à la suite d’accidents et de risques à
l’environnement et, d’autre part, ceux engendrés par les inspections et par
les enquêtes pour les contrevenants reconnus coupables.
Une conservation accrue de la biodiversité
Il faut s’assurer que la biodiversité
soit mieux protégée au Québec et que son utilisation soit plus durable.
-
À cette fin, le gouvernement a mandaté le ministre de
l’Environnement pour coordonner la mise en oeuvre de la Stratégie et du Plan
d’action québécois 2004-2007 sur la diversité biologique, deux documents qui
viennent d’être publiés.
-
Afin de garantir une protection conforme aux exigences des
milieux humides et aux services environnementaux qu’ils rendent à la
société, le ministère de l’Environnement va préparer et mettre en oeuvre une
politique de protection et de gestion durable de ces milieux. Parallèlement,
le Ministère va s’assurer de la conservation des milieux humides
prioritaires du Québec en appliquant divers mécanismes de conservation et
d’autorisation préalable d’activités dont il dispose. En partenariat avec
des organismes spécialisés dans le domaine, le ministère de l’Environnement
va aussi entreprendre une cartographie de ces milieux dans les parties
habitées du Québec pour aider les divers partenaires à prendre des décisions
éclairées quant à la protection et à la gestion de ceux-ci.
-
En matière de conservation de la biodiversité du Québec, une
attention toute particulière sera accordée à la protection des plantes
menacées ou vulnérables et à la sauvegarde de leurs habitats. La loi
actuelle sera renforcée et un contrôle accru de la protection de ces espèces
sera appliqué grâce à un usage élargi des divers outils de conservation et
d’autorisations préalables de projets à la disposition du ministère de
l’Environnement.
Ces actions amélioreront les connaissances sur notre
biodiversité et aideront à sauvegarder cette richesse biologique à la base
de la vie, des équilibres environnementaux et des économies du Québec. Elles
se feront grâce à la participation et à l’engagement des populations locales
et des organismes de conservation et elles contribueront au renforcement des
économies des régions concernées.
Une lutte efficace contre les changements
climatiques
L’adaptation aux changements
climatiques est devenue un enjeu aussi bien local qu’international.
Le ministère de l’Environnement coordonne l’élaboration de
la Stratégie québécoise sur les changements climatiques 2005-2020. Cette
stratégie est élaborée en partenariat avec les divers ministères et
organismes concernés en tenant compte des principes du développement
durable. Cette stratégie a entre autres comme objectifs :
Ses retombées contribueront notamment à assurer une
meilleure qualité de vie et à rendre l’économie québécoise plus efficiente
et plus responsable.
Le ministère de l’Environnement négocie avec le gouvernement
fédéral l’Entente Canada-Québec sur les changements climatiques, en vue de
l’application du Protocole de Kyoto au Québec. Cette entente vise à mieux
coordonner les initiatives et les investissements à l’égard des changements
climatiques au Québec.
Une gestion durable de l’eau
Une
gestion efficace et durable de nos ressources en eau est indispensable dans
toute approche de développement durable. La Politique nationale de l’eau
prévoit de nombreuses actions dans ce sens. Le ministère de l’Environnement
s’assurera de la réalisation de cette politique dans toutes ses dimensions.
Ainsi, le ministère de l’Environnement poursuivra, entre
autres choses :
-
la cartographie hydrogéologique des grands aquifères du
Québec. Cette cartographie a pour but de permettre la gestion quantitative
de l’eau afin de prévenir les conflits d’usage et, en fonction de la
vulnérabilité, de prévenir les risques de contamination.
Aussi, le ministère de l’Environnement s’assurera de :
-
l’implantation d’un système général de redevances sur l’eau.
Cette action contribuera à responsabiliser davantage les consommateurs grâce
à l’application du principe d’utilisateur-payeur. De plus, il sera possible
de récupérer auprès des utilisateurs de l’eau, une partie des coûts publics
et sociétaux de conservation, de restauration et de mise en valeur de l’eau
et des écosystèmes aquatiques;
Cette entente permettra le développement et la mise en
oeuvre de la gestion intégrée du Saint-Laurent ainsi que des interventions
dans six domaines : implication communautaire et sensibilisation, intégrité
écologique, suivi de l’état du Saint-Laurent, accessibilité aux rives,
agriculture et navigation.
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