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Réserve écologique de la Grande-RivièreLa réserve écologique de la Grande-Rivière se situe à 25 kilomètres au nord-ouest de la ville de Grande-Rivière, en Gaspésie. Elle occupe une superficie de 173 km2 dans la MRC du Rocher-Percé. Elle appartient à la région de la péninsule de la Gaspésie de la province naturelle des Appalaches. Cette réserve protège une rivière d’importance, tant sur le plan écologique qu’économique, qui coule dans une vallée peu perturbée par l’activité anthropique et par les incendies. Elle protège intégralement quelque 40 kilomètres de la partie amont de la Grande Rivière, incluant tous ses affluents, ainsi que les vallées aux versants abrupts dans lesquelles coulent ces cours d’eau. La réserve écologique assure la conservation de tous les milieux naturels et la protection d’une flore calcicole, dont trois plantes menacées ou vulnérables. Elle garantit le maintien du cycle hydrologique naturel et l’intégrité écologique du cours d’eau, et contribue ainsi à la conservation et au développement économique durable du territoire; la prise d’eau potable de la ville de Grande-Rivière, une zone d’exploitation contrôlée (ZEC) et une pourvoirie privée de pêche au saumon sont établies sur le cours inférieur de la rivière, en aval de la réserve écologique. Au fond des vallées et sur les versants escarpés se développent des pessières d’épinette noire (Picea mariana), des sapinières (Abies balsamea), des cédrières (Thuja occidentalis) et parfois des bétulaies de bouleau blanc (Betula papyrifera) et des bétulaies de bouleau jaune (Betula alleghaniensis). Des cédrières à sapin poussant sur tourbe, considérées comme des écosystèmes forestiers exceptionnels par le ministère des Ressources naturelles du Québec, se trouvent sur le fond de la vallée, dans la partie nord de la réserve écologique. Des bétulaies de bouleau blanc, des bétulaies de bouleau jaune et des érablières d’érable rouge (Acer rubrum) coiffent les parties sommitales du plateau au sud-est de la réserve. On observe aussi le long de la Grande Rivière Est, à leur limite septentrionale de répartition, des érablières d’érable à sucre (Acer saccharum) et à bouleau jaune. La flore est dans son ensemble une affinité boréale. Un socle rocheux calcaire favorise la présence d’espèces spécialisées dites calcicoles. Parmi celles-ci, mentionnons le gymnocarpe de Robert (Gymnocarpium robertianum), la woodsie alpine (Woodsia alpina) et la dryade de Drummond (Dryas drummondii). Cette dernière est considérée comme une relique de la dernière glaciation aujourd’hui séparée de plus de 1 500 kilomètres de son aire principale de répartition : les Rocheuses canadiennes. Trois plantes menacées ou vulnérables y croissent : l'arnica lonchophylle sous-espèce lonchophylle (Arnica lonchophylla subsp. lonchophylla), l’aster d’Anticosti (Symphyotrichum anticostense), une espèce endémique du golfe du Saint-Laurent désignée menacée en février 2001, et le cypripède royal (Cypripedium reginea). La plus importante population d’asters d’Anticosti pousse sur les platières de graviers et de galets des rives de la Grande Rivière, en particulier dans la ZEC de la Grande-Rivière et sur le territoire de la pourvoirie de la Forestière des Trois Couronnes; l’ensemble de son habitat le long de la Grande Rivière est protégé depuis février 2001 en vertu de la Loi sur les espèces menacées ou vulnérables.La réserve écologique protège les frayères du saumon atlantique (Salmo salar), les falaises où niche l’aigle royal (Aquila chrysaetos), un oiseau considéré menacé au Québec, et une aire de confinement du cerf de Virginie (Odocoileus virginianus). | ||||