Le statut de paysage humanisé est une reconnaissance de la
contribution de l'être humain à la diversité écologique du territoire. De tout
temps, l’occupation humaine a laissé des traces. Traditionnellement,
l’installation d’une société humaine se faisait, par la force des choses,
dans une certaine harmonie avec l’environnement, l’écologie, le climat, le
sol, la végétation et la faune. Les modifications durables du milieu
engendrées par les pratiques humaines se sont parfois traduites par une
biodiversité particulière, un nouvel équilibre écologique et des paysages
radicalement différents des paysages sauvages d'origine. Voilà d’où vient la
notion de « paysage humanisé ».
Outre leurs propriétés écologiques particulières, ces
paysages se distinguent dans bien des cas par des éléments patrimoniaux
d'intérêt (architecture du bâti, organisation territoriale, etc.). Ainsi,
l’objectif poursuivi par la reconnaissance du statut de paysage humanisé est
de protéger certains territoires habités remarquables, avec l’intention de
maintenir les propriétés et l’harmonie de ces ensembles écologico-culturels
tout en permettant la poursuite et l’évolution des activités humaines. Ces
territoires ne deviendront pas des musées, mais des zones d’excellence en
matière de développement durable dans lesquelles les activités économiques,
la conservation de la biodiversité et l’épanouissement social et culturel
formeront un tout harmonieux.
La gestion du paysage humanisé est confiée à des autorités
municipales, en vertu d'une convention de protection conclue avec le
ministre du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs après consultation des communautés et de la
population locale.
Le ministère du Développement durable, de l'Environnement et
des Parcs poursuit sa réflexion sur la
reconnaissance de ce statut. Aucun territoire n’est actuellement visé par ce
statut au Québec. En effet, cette reconnaissance nécessite d’abord que la
promotion d'un territoire au rang de paysage humanisé découle d’une volonté
des communautés et des personnes qui l’habitent.
