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Espèces voisines : sceau-de-salomon pubescent (Polygonatum pubescens), maïanthème étoilé (Maianthemum stellatum), maïanthème à grappes (M. racemosum), streptope rose (Streptopus lanceolatus) et streptope blanc (S. amplexifolius).
Traits distinctifs : forte taille; grandes fleurs glabres pendantes apparaissant avant que les feuilles ne soient complètement déployées; base des feuilles traversée par la tige; tige ramifiée.
Périphérique nord-est

Amérique du Nord : du Dakota du Nord au Maine et de l’Oklahoma à la Géorgie.
Québec : Outaouais, Laurentides, Lanaudière, Mauricie, Capitale-Nationale, Montérégie, Centre-du-Québec, Estrie, Chaudière-Appalaches; limite nord-est à Québec.
Érablières à caryer et à tilleul; milieux riches.
Espèce poussant à l’ombre. Floraison au tout début du printemps. Après la saison de croissance, le plant qui a fleuri meurt. Seulement 5 % des individus environ fleurissent et 1,4 % produisent des graines. La fécondation croisée est beaucoup plus efficace que l’autofécondation (90 % versus 5 %) et elle est assurée par les rares insectes à butiner au début de la saison de végétation : les reines bourdons. Les graines possèdent une caroncule charnue qui attire les fourmis, ce qui contribue à leur dispersion sur de courtes distances. La levée de dormance s’effectue en deux temps. Lors du premier printemps, la radicule émerge, puis un bourgeon se forme à la fin de l’été. Le printemps suivant, une tige aérienne capable de faire de la photosynthèse se développe. Plusieurs années de croissance des rhizomes sont encore nécessaires avant la production de fleurs.
Les conditions favorables à la croissance de l’uvulaire grande-fleur ne se rencontrent que dans les forêts riches du sud du Québec. Bien que sa disparition ne soit pas appréhendée pour le moment, plusieurs facteurs contribuent à sa raréfaction : le broutage par le cerf de Virginie, la coupe forestière, certaines pratiques non appropriées d’aménagement forestier et la destruction de son habitat résultant du développement urbain et agricole. Le prélèvement de spécimens entiers aux fins du commerce horticole exerce également une pression non négligeable sur les populations sauvages de l’espèce. Comme il faut plusieurs années à un plant pour atteindre une taille intéressante pour le commerce, il est tentant pour les fournisseurs de s’approvisionner directement en milieu naturel. En effet, la culture en serre ou tout autre moyen de propagation en milieu contrôlé sont plus coûteux.
Désignée espèce vulnérable au Québec en 2005, l’uvulaire grande-fleur est dorénavant protégée en vertu de la Loi sur les espèces menacées ou vulnérables. Les interdictions touchant cette espèce se limitent toutefois à la récolte de plus de cinq spécimens ou aux parties souterraines en milieu naturel et à la vente d’un seul de ces spécimens. Selon les données du réseau NatureServe, l’uvulaire grande-fleur est très menacée dans les États du Connecticut, du Maryland et du New Hampshire; menacée dans le Kansas et en Oklahoma; et vulnérable en Géorgie et dans le Dakota du Sud.
CONTRIBUTION AU CDPNQLe Centre de données sur le patrimoine naturel du Québec (CDPNQ) tient à jour sa banque de données sur les espèces menacées ou vulnérables grâce aux observations de scientifiques et de naturalistes qui parcourent le territoire, identifient les espèces et documentent les sites où elles se trouvent. Des formulaires de rapport d’occurrence (papier ou gabarit électronique) servent à recueillir et transmettre les renseignements nécessaires à l’enregistrement d’une occurrence au CDPNQ. Si vous désirez soumettre vos observations, nous vous enverrons ces formulaires que vous pourrez remplir et nous retourner. Lorsque nous les aurons reçus, ils seront revus et vos observations seront éventuellement incorporées au CDPNQ à titre de nouvel enregistrement ou de mise à jour d’un enregistrement antérieur. |
RÉFÉRENCES UTILESGleason, H. A. 1952. Illustrated Flora of the Northeastern United States and Adjacent Canada, Vol. 1 The Pteridophyta, Gymnospermae and Monocotyledoneae. Published for The New York Botanical Garden by Hafner Press, New York. 482 p. Lamoureux, G. 2002. Flore printanière. Collaboration à la photographie, R. Larose. Fleurbec éditeur, Saint-Henri-de-Lévis, Québec. Lamoureux, G. et P. Nantel. 1999. Cultiver des plantes sauvages… sans leur nuire. Fleurbec éditeur, Saint-Henri-de-Lévis, Québec. 80 p. Marie-Victorin, Fr. 1995. Flore laurentienne. 3e edition mise à jour et annotée par L. Brouillet, S. Hay et I. Goulet en collaboration avec M. Blondeau, J. Cayouette et J. Labrecque. Gaëtan Morin, éditeur. 1093 p. NatureServe. 2003. NatureServe Explorer, an Online Encyclopedia of Life. NatureServe and the Natural Heritage Network. http://www.natureserve.org/explorer. Version 1.8, Copyright 2003. Rousseau, C. 1974. Géographie floristique du Québec-Labrador. Distribution des principales espèces vasculaires. Travaux et documents du Centre d’études nordiques. No 7. Les Presses de l’Université Laval. 799 p. |
VOTRE CONTRIBUTION EST GRANDEMENT APPRÉCIÉE.
Pour nous joindre : cdpnq@mddep.gouv.qc.ca
Fiche rédigée par Hélène Gilbert,
consultante en botanique, et éditée par Line Couillard.
Illustration tirée de Gleason 1952
2005