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Espèces voisines : sagittaire cunéaire (Sagittaria cuneata).
Traits distinctifs : étamines 9 à 15; sépales accolés au réceptacle à maturité; pédoncules recourbés lors de la fructification.


Disjointe
Amérique du Nord : de la Caroline du Nord jusqu’au Nouveau-Brunswick et au Québec.
Québec : Gaspésie.
Marais de la zone intertidale, en eau douce ou saumâtre, dans des ouvertures de l’herbaçaie à scirpe vigoureux, sur un substrat vaseux.
Plante submergée à marée haute, émergente ou dégagée à marée basse. Floraison en août. Fructification en septembre. Lorsque les fruits sont matures, les tiges se courbent et les pédoncules s’enfoncent dans la boue, ce qui permet aux achaines d’y germer. Espèce tolérant un certain degré de salinité de l’eau. Tissu de la plante comportant des espaces aérifères lui permettant de maintenir ses fonctions essentielles durant la période de submersion à marée haute.
L’envahissement des vasières par le scirpe vigoureux (Schoenoplectus tabernæmontani) peut contribuer à la raréfaction de la sagittaire à sépales dressés sous-espèce des estuaires. Au Québec, on en connaît deux occurrences occupant une superficie de moins de 25 ha à l’embouchure de la rivière Ristigouche. Depuis février 2001, la sagittaire à sépales dressés sous-espèce des estuaires bénéficie, à titre d’espèce menacée, d’une protection juridique au Québec. Elle est considérée comme rare, menacée ou fortement menacée au Nouveau-Brunswick ainsi que dans sept des 11 États américains où elle est rapportée.
CONTRIBUTION AU CDPNQLe Centre de données sur le patrimoine naturel du Québec (CDPNQ) maintient à jour sa banque de données sur les espèces menacées ou vulnérables grâce aux observations de scientifiques et de naturalistes qui parcourent le territoire, identifient les espèces et documentent les sites d’intérêt. Des formulaires de rapport d’occurrence (papier ou gabarit électronique) sont utilisés pour recueillir et transmettre les renseignements nécessaires à l’enregistrement d’une occurrence au CDPNQ. Si vous désirez soumettre vos observations, ces formulaires vous seront acheminés afin que vous puissiez les remplir. À la réception, ils seront revus et vos observations seront incorporées ultérieurement au CDPNQ à titre de nouvel enregistrement ou de mise à jour d’un enregistrement antérieur. Pour plus de renseignements, veuillez vous adresser au Centre de données sur le patrimoine naturel du Québec. |
RÉFÉRENCES UTILESBlondeau, M. et R. Roy. 1997. Le Sagittaria montevidensis subsp. spongiosa retrouvé au Québec. Le Naturaliste canadien 121(2) : 12-19. Blondeau, M. 1999. La situation de la sagittaire à sépales dressés sous-espèce des estuaires (Sagittaria montevidensis subsp. spongiosa) au Québec. Gouvernement du Québec, ministère de l’Environnement, Direction de la conservation et du patrimoine écologique, Québec. 37 p. Bogin, C. 1955. Revision of the genus Sagittaria (Alismataceæ). Memoirs of the New York Botanical Garden 9: 179-233. Fernald, M.L. 1950. Gray’s Manual of Botany, 8th edition. Timber Press, Portland, Oregon. 1632 p. Gleason, H.A. et A. Cronquist. 1991. Manual of the vascular plants of northeastern United States and adjacent Canada. 2nd edition. New York Botanical Garden. New York. 910 p. Hellquist, C.B. et E. Crow. 1981. Aquatic vascular plants of New England: Part 3. Alismataceæ. New Hampshire Agricultural Experiment Station, Durham, New Hampshire, Station Bulletin 518. 32 p. |
VOTRE CONTRIBUTION EST GRANDEMENT APPRÉCIÉE.
Février 2001