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Espèces voisines : aucune
Traits distinctifs : aiguilles en faisceaux de 3; cônes ovoïdes à écailles munies d’un aiguillon rigide.

RÉPARTITIONPériphérique nord
Amérique du Nord : de la Géorgie et du Kentucky jusqu'en Ontario, au Maine et au Québec.
Québec : Montérégie.
Milieux rocheux ou sablonneux ouverts, secs et pauvres, plus rarement tourbeux. Presque toujours en compagnie du bleuet à feuilles étroites (Vaccinium angustifolium) et du kalmia à feuilles étroites (Kalmia angustifolia) auxquels s’ajoutent, dans les milieux secs, des lichens du genre Cladina ou, dans les milieux tourbeux, le rhododendron du Canada (Rhododendron canadense), le chamédaphné calyculé (Chamaedaphne calyculata) et des sphaignes.
Espèce intolérante à l’ombre. Floraison en mai, pollinisation par le vent. Maturation des cônes s’étendant sur deux saisons et complétée vers la fin d’août ou au début de septembre. Certains cônes libèrent leurs graines peu de temps après avoir atteint leur maturité, tandis que les cônes sérotineux ne le font qu’à la suite d’un incendie ou de la coupe de l’arbre. Bien qu’elles soient ailées, les graines sont rarement transportées à plus de 90 m de distance.
Au Québec, on ne connaît que trois occurrences de pin rigide, dont deux comptent moins de vingt individus. On estime qu’il y a entre 3 000 et 4 000 individus dont la plupart se trouvent à l’intérieur de la réserve écologique du Pin-Rigide. Cet arbre ne rencontre les conditions favorables à sa croissance que dans l’extrême sud du Québec, où son maintien serait lié au passage cyclique des feux. Le développement urbain et agricole ainsi que la coupe ont sans doute contribué à la raréfaction de cette espèce sur notre territoire.
Désigné espèce menacée au Québec en 2005, le pin rigide est dorénavant protégé en vertu de la Loi sur les espèces menacées ou vulnérables. L’espèce est rare au Canada et selon les données du réseau NatureServe, elle serait menacée en Ontario. Sa situation ne serait toutefois pas préoccupante dans les 23 États américains où elle est présente.
CONTRIBUTION AU CDPNQLe Centre de données sur le patrimoine naturel du Québec (CDPNQ) tient à jour sa banque de données sur les espèces menacées ou vulnérables grâce aux observations de scientifiques et de naturalistes qui parcourent le territoire, identifient les espèces et documentent les sites où elles se trouvent. Des formulaires de rapport d’occurrence (papier ou gabarit électronique) servent à recueillir et transmettre les renseignements nécessaires à l’enregistrement d’une occurrence au CDPNQ. Si vous désirez soumettre vos observations, nous vous enverrons ces formulaires que vous pourrez remplir et nous retourner. Lorsque nous les aurons reçus, ils seront revus et vos observations seront éventuellement incorporées au CDPNQ à titre de nouvel enregistrement ou de mise à jour d’un enregistrement antérieur. |
RÉFÉRENCES UTILESDignard, N. 2000. La situation du pin rigide (Pinus rigida) au Québec. Gouvernement du Québec, ministère de l’Environnement, Direction du patrimoine écologique et du développement durable, Québec. 28 p. Farrar, J.L. 1996. Les arbres du Canada. Fides et Service canadien des forêts en collaboration avec Approvisionnements et Services Canada. 502 p. Fernald, M.L. 1950. Gray’s Manual of Botany, 8th edition. Timber Press, Portland, Oregon. 1632 p. Lauriault, J. 1987. Guide d’identification des arbres du Canada. Musée national des sciences naturelles, publié par les Éditions Marcel Broquet, Laprairie. 551 p. Little, S. et P.W. Garrett. 1990. « Pinus rigida Mill. Pitch Pine », dans Sylvics of North America. Volume 1. Conifers. United States Department of Agriculture, Forest Service. Agriculture Handbook no 654 : 456-462. NatureServe. 2003. NatureServe Explorer, an Online Encyclopedia of Life. NatureServe and the Natural Heritage Network. http://www.natureserve.org/explorer. Version 1.8, Copyright 2003. |
VOTRE CONTRIBUTION EST GRANDEMENT APPRÉCIÉE.
Pour nous joindre : cdpnq@mddep.gouv.qc.ca
Fiche rédigée par Norman Dignard, et éditée par
Line Couillard. Cette fiche a été produite conjointement par le ministère du
Développement durable, de l’Environnement et des Parcs et le ministère des
Ressources naturelles et de la Faune
dans le cadre d’une entente conclue en vertu de la Loi sur les espèces menacées
ou vulnérables.
2005