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Espèces voisines : phégoptère fougère-du-hêtre (Phegopteris connectilis).
Traits distinctifs : limbe nettement triangulaire; rachis ailé, irrégulier, qui semble formé d’une succession d’hexagones constitués par les bases jointes de toutes les paires de segments primaires.


Périphérique nord
Amérique du Nord : de la Floride et du Texas jusqu’au Minnesota et le Maine, atteignant le sud de l’Ontario et du Québec.
Québec : Montérégie et Laurentides.
Parterre d’érablières à érable à sucre matures, mi-pente ou bas de pente, dans des zones d’écoulement latéral. Dans des sous-bois caractérisés par une strate arbustive peu développée, souvent accompagnée du caulophylle faux-pigamon, du polystic faux-acrostic, de l’adiante du Canada et de l’uvulaire à grandes fleurs.
Espèce qui croît à l’ombre. Sporulation de la mi-juillet à la mi-octobre.
Le développement urbain et agricole, le pacage des boisés de ferme,
des pratiques non appropriées d’aménagement forestier ainsi que les
effets de la tempête de verglas de 1998 peuvent contribuer à la
raréfaction de la phégoptère à hexagones. Préférant les milieux
ombragés et non perturbés, cette fougère n’obtient les conditions
favorables à sa croissance que dans le sud-ouest du Québec. Faible
compétitrice, elle serait sensible aux variations microclimatiques qu’entraînent
les perturbations du couvert forestier et s’adapterait mal aux
conditions qui prévalent dans les forêts de seconde venue. Au Québec,
on en connaît 17 occurrences dont trois seraient disparues. La plupart
des occurrences actuelles correspondent à de petites populations. Depuis
février 2001, la phégoptère à hexagones bénéficie, à titre d’espèce
menacée, d’une protection juridique au Québec. L’espèce est aussi
rare en Ontario et le statut d’espèce préoccupante lui a été
attribué en 1983 par le Comité sur la situation des espèces en péril
au Canada (COSEPAC). La phégoptère à hexagones est considérée comme
rare ou menacée dans six des 35 États américains où on la trouve.
CONTRIBUTION AU CDPNQLe Centre de données sur le patrimoine naturel du Québec (CDPNQ) maintient à jour sa banque de données sur les espèces menacées ou vulnérables grâce aux observations de scientifiques et de naturalistes qui parcourent le territoire, identifient les espèces et documentent les sites d’intérêt. Des formulaires de rapport d’occurrence (papier ou gabarit électronique) sont utilisés pour recueillir et transmettre les renseignements nécessaires à l’enregistrement d’une occurrence au CDPNQ. Si vous désirez soumettre vos observations, ces formulaires vous seront acheminés afin que vous puissiez les remplir. À la réception, ils seront revus et vos observations seront incorporées ultérieurement au CDPNQ à titre de nouvel enregistrement ou de mise à jour d’un enregistrement antérieur. Pour plus de renseignements, veuillez vous adresser au Centre de données sur le patrimoine naturel du Québec. |
RÉFÉRENCES UTILESCody, W.J. et D.M. Britton. 1989. Les fougères et les plantes alliées du Canada. Direction générale de la recherche, publication 1829F, Agriculture Canada, Ottawa. 452 p. Fernald, M.L. 1950. Gray’s Manual of Botany, 8th edition. Timber Press, Portland, Oregon. 1632 p. Fleurbec. 1993. Fougères, prêles et lycopodes. Guide d’identification Fleurbec. Fleurbec auteur et éditeur, Saint-Henri-de-Lévis, Québec. 512 p., 62 cartes, 390 photos couleur. Gratton, L. et L. Couillard. 2001. La situation de la phégoptère à hexagones (Phegopteris hexagonoptera) au Québec. Gouvernement du Québec, ministère de l’Environnement, Direction du patrimoine écologique et du développement durable. 33 p. |
VOTRE CONTRIBUTION EST GRANDEMENT APPRÉCIÉE.
Fiche rédigée par Norman Dignard du ministère des Ressources
naturelles dans le contexte d’une entente conclue avec le ministère de
l’Environnement en vertu de la Loi sur les espèces menacées ou
vulnérables
Avril 2001