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Espèces voisines : hélianthe à dix rayons (Helianthus decapetalus) et hélianthe scrofuleux (Helianthus strumosus).
Traits distinctifs : feuilles opposées, sessiles, rugueuses sur le dessus et très courtement pétiolées.


Périphérique nord
Amérique du Nord : de la Floride, de la Louisiane et de l’est de l’Oklahoma jusqu’au Wisconsin et au Maine, atteignant le sud de l’Ontario et du Québec.
Québec : Outaouais.
HABITATEscarpements du Bouclier canadien, dans des chênaies ouvertes et sèches, orientées au sud et au sud-ouest, et dans la vallée de la rivière des Outaouais, sur des affleurements de calcaire cristallin.
Espèce qui croît en pleine lumière. Floraison de la fin de juin jusqu’au début de septembre. Pollinisation par les insectes. Fruits à maturité à la fin d’août et au début de septembre. Jusqu’à 350 graines par tige, dont le quart seulement serait viable. Taux de germination des graines très faible. Reproduction végétative par le rhizome qui produit de une à trois ramifications durant l’été, chaque ramification émettant le printemps suivant une tige aérienne de taille comparable à la tige du plant mère.
Comme l'espèce se trouve au Québec à la limite nord de son aire de
répartition, elle fait face à une probabilité d'extinction plus grande
que les populations situées plus au sud. Des études ont d'ailleurs
révélé que les populations du Québec croissent moins vite que celles
du sud de l'Ontario. De plus, le faible succès de sa reproduction sexuée
fait en sorte que la colonisation de nouveaux sites se révèle improbable
à l’intérieur du territoire québécois. Au Québec, on connaît 18
occurrences d'hélianthe à feuilles étalées, dont cinq sont historiques
(dernières observations datant de plus de 25 ans). Tandis que sept
occurrences présentent un effectif supérieur à la taille minimale
viable (2000 tiges environ), les autres correspondent à de petites
populations. Cinq occurrences se situent dans un territoire protégé.
Même si l'hélianthe à feuilles étalées ne semble pas avoir connu de
déclin général au Québec, il y est suffisamment rare pour que toute
réduction de son effectif ou de son habitat menace sa survie à long
terme. Depuis 1998, l’espèce bénéficie, à titre d’espèce
vulnérable, d’une protection juridique au Québec. L'espèce est rare
ou fortement menacée dans trois des 31 États américains où elle est
rapportée.
CONTRIBUTION AU CDPNQLe Centre de données sur le patrimoine naturel du Québec (CDPNQ) maintient à jour sa banque de données sur les espèces menacées ou vulnérables grâce aux observations de scientifiques et de naturalistes qui parcourent le territoire, identifient les espèces et documentent les sites d’intérêt. Des formulaires de rapport d’occurrence (papier ou gabarit électronique) sont utilisés pour recueillir et transmettre les renseignements nécessaires à l’enregistrement d’une occurrence au CDPNQ. Si vous désirez soumettre vos observations, ces formulaires vous seront acheminés afin que vous puissiez les remplir. À la réception, ils seront revus et vos observations seront incorporées ultérieurement au CDPNQ à titre de nouvel enregistrement ou de mise à jour d’un enregistrement antérieur. Pour plus de renseignements, veuillez vous adresser au Centre de données sur le patrimoine naturel du Québec. |
RÉFÉRENCES UTILESFernald, M.L. 1950. Gray’s Manual of Botany, 8th edition. Timber Press, Portland, Oregon. 1632 p. Gagnon, D., P. Nantel, L. Lauzon, G. Forest et N. Lavoie. 1995. Dynamique des populations de huit espèces de plantes menacées ou vulnérables du Québec. Rapport final présenté à la Direction de la coordination de la recherche du ministère de l'Environnement et de la Faune du Québec. 276 p. + annexes. Heiser, C.B. Jr., D.M. Smith, S.B. Clevenger et W.C. Jr. Martin. 1969. The North American sunflowers (Helianthus). Memoirs of the Torrey Botanical Club 22: 1-218. Lamoureux, S. et G. Forest. 1999. Espèces vulnérables au Québec – L'hélianthe à feuilles étalées. Gouvernement du Québec, ministère de l'Environnement, Direction de la conservation et du patrimoine écologique, Québec. 4 p. Marie-Victorin, Fr. 1995. Flore laurentienne. 3e édition mise à jour par L. Brouillet, S.G. Hay et I. Goulet en collaboration avec M. Blondeau, J. Cayouette et J. Labrecque. Les Presses de l’Université de Montréal, Montréal. 1093 p. Newcomb, L. 1983. Guide des fleurs sauvages de l'est de l'Amérique du Nord. Éditions Marcel Broquet inc., La Prairie. 495 p. |
VOTRE CONTRIBUTION EST GRANDEMENT APPRÉCIÉE.
Février 2001