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Espèces voisines : épipactis petit-hellébore (Epipactis helleborine) et grand cypripède jaune (Cypripedium parviflorum var. pubescens) à l’état végétatif.
Traits distinctifs : labelle blanc terminé par un éperon conique teinté de pourpre; feuilles vert foncé, glabrescentes et un peu luisantes, à pubescence blanchâtre aux nœuds.


Sporadique
Amérique du Nord : au nord, de la Saskatchewan à la Nouvelle-Écosse et au sud, du Minnesota à l’État de New York; près de la moitié des populations connues se concentrent autour des Grands Lacs.
Québec : Témiscamingue, Outaouais et région de la Capitale-Nationale.
Cédrières, sapinières et forêts mixtes de pin blanc et de chêne rouge. Le plus souvent en bordure de plans d’eau, sur des sols minces de 3 à 30 cm d’épaisseur, associés à des substrats calcaires, des marbres ou des schistes. Fréquemment en compagnie de deux autres plantes susceptibles d’être désignées menacées ou vulnérables : la corallorhize striée variété striée et le ptérospore à fleurs d’andromède.
Espèce qui croît à l’ombre. Floraison à la fin de mai ou au début de juin selon la région. Pollinisation par les insectes. Fruits arrivant à maturité au cours de l’été et dispersion des graines à l’automne et au printemps. Germination des graines nécessitant des conditions particulières de pH et d’humidité ainsi qu’une association avec un champignon microscopique. Faible taux de reproduction sexuée. Propagation végétative à partir de bourgeons se développant sur le rhizome.
Fleur du cypripède - Photo Michel Bouliane |
Au Québec, l’on connaît une trentaine d’occurrences de cette espèce totalisant 6000 individus environ. La plupart des occurrences correspondent à de petites populations comptant moins de 100 individus. L’expansion de l’espèce est limitée par son habitat relativement restreint au Québec. Les coupes forestières et la construction de chalets constituent les principales menaces à sa survie. Désigné espèce vulnérable en 1998, le cypripède tête-de-bélier bénéficie d’une protection juridique au Québec et deux de ses habitats sont protégés. L’espèce est considérée comme rare, menacée ou fortement menacée dans l’ensemble de son aire de répartition. Comme il s’agit d’une orchidée, son commerce est régi par la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES). |
Plants du cypripède - Photo Francis Boudreau |
CONTRIBUTION AU CDPNQLe Centre de données sur le patrimoine naturel du Québec (CDPNQ) maintient à jour sa banque de données sur les espèces menacées ou vulnérables grâce aux observations de scientifiques et de naturalistes qui parcourent le territoire, identifient les espèces et documentent les sites d’intérêt. Des formulaires de rapport d’occurrence (papier ou gabarit électronique) sont utilisés pour recueillir et transmettre les renseignements nécessaires à l’enregistrement d’une occurrence au CDPNQ. Si vous désirez soumettre vos observations, ces formulaires vous seront acheminés afin que vous puissiez les remplir. À la réception, ils seront revus et vos observations seront incorporées ultérieurement au CDPNQ à titre de nouvel enregistrement ou de mise à jour d’un enregistrement antérieur. Pour plus de renseignements, veuillez vous adresser au Centre de données sur le patrimoine naturel du Québec. |
RÉFÉRENCES UTILESCouillard, L. et Fleurbec /G. Lamoureux, S. Lamoureux/. 1995. La corallorhize d’automne variété de Pringle, espèce menacée au Québec. Gouvernement du Québec, ministère de l’Environnement et de la Faune, Direction de la conservation et du patrimoine écologique, Québec. Freudenstein, J.V. 1992. Systematics of Corrallorhiza and the Corallorhizinæ (Orchidaceæ). Ph.D. Dissertation, Cornell University, p. 206-208, 255-285. Marie-Victorin, Fr. 1995. Flore laurentienne. 3e édition mise à jour par L. Brouillet, S.G. Hay et I. Goulet en collaboration avec M. Blondeau, J. Cayouette et J. Labrecque. Les Presses de l’Université de Montréal, Montréal. 1093 p. Sabourin, A., D. Paquette et L. Couillard. 1997. La situation de la corallorhize d’automne variété de Pringle (Corallorhiza odontorhiza var. pringlei) au Québec. Gouvernement du Québec, ministère de l’Environnement et de la Faune, Direction de la conservation et du patrimoine écologique, Québec. 38 p. |
VOTRE CONTRIBUTION EST GRANDEMENT APPRÉCIÉE.
Fiche rédigée par Line Couillard du ministère de l'Environnement
Février 2001