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La biosécurité et les organismes génétiquement modifiés (OGM)Depuis les débuts de l’agriculture, les civilisations tentent d'obtenir de nouvelles lignées de végétaux plus résistants aux variations du climat, aux insectes, aux maladies et aux herbicides. La recette traditionnelle : sélectionner les plants les plus résistants naturellement et les amener à se reproduire pour créer une descendance de végétaux plus forts. Mais ces méthodes de sélection artificielle et de croisement exigent du temps. Aujourd’hui, grâce aux développements de la génétique, il est possible d'obtenir plus rapidement, par exemple des plantes résistantes aux insectes ou tolérantes aux herbicides. Ces organismes génétiquement modifiés, appelés OGM, ne laissent cependant personne indifférent, car ils pourraient entraîner autant des bénéfices que des risques potentiels sur l’environnement. Les pressions de la société civile ont amené les Nations Unies à adopter une approche de précaution dans ce dossier. Lors de la 1re Conférence extraordinaire des parties à la Convention des Nations Unies sur la diversité biologique, qui s’est déroulée en janvier 2000 à Montréal, 138 pays participants ont adopté le Protocole de Cartagena sur la prévention des risques biotechnologiques. Cet accord établit des règles pour encadrer la circulation, la manipulation et l’utilisation des organismes vivants modifiés. Ces organismes peuvent avoir des effets défavorables sur la conservation et l’utilisation durable de la diversité biologique et peuvent comporter des risques pour la santé humaine. En novembre 2000, le Québec était le premier gouvernement à appuyer la signature du Protocole de Cartagena sur la prévention des risques biotechnologiques. Le Canada a signé le protocole le 19 avril 2001. En mai 2005, le Québec approuvait sa ratification par le Canada qui évalue actuellement la possibilité de le ratifier. Dans son Plan d’action québécois sur la diversité biologique (2004-2007), le gouvernement du Québec a inscrit deux objectifs liés aux OGM : l’application du Protocole de Cartagena et la gestion des risques environnementaux associés aux OGM. Dans le but d’adapter au contexte québécois des mesures de
gestion des risques environnementaux associés aux OGM, le ministère du
Développement durable, de l’Environnement et des Parcs a subventionné une
étude ( Voici d’autres liens vers des sites d’intérêt :
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