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Répertoire des aires protégées et des aires de conservation gérées au Québec, 1999 (suite)SynthèseÀ ce jour, environ 1 100 aires protégées au Québec ont été répertoriées et classifiées suivant les critères reconnus par la communauté internationale, en l'occurrence, la classification de l'Union mondiale pour la nature (UICN, 1994). Elles se répartissent parmi cinq des six catégories1 de l'UICN, cela sous 17 désignations québécoises. Les plus vastes superficies de territoire protégé appartiennent aux habitats fauniques (du caribou et du cerf de Virginie) ainsi qu'aux parcs provinciaux et nationaux.Toutes ces aires protégées concourent au maintien des diverses composantes de la diversité biologique (génétique, spécifique et écosystémique). En outre, l'observation des processus naturels par des recherches qui y ont cours est susceptible de nous guider vers une utilisation durable des ressources sur l'ensemble du territoire québécois. À l'examen du présent répertoire des aires protégées et des aires de conservation gérées au Québec, certaines constatations s'imposent. Il appert que, parmi les six grandes entités naturelles du Québec, les superficies protégées sont quasi inexistantes au niveau de la pessière et de la taïga (Figure 6). Aussi, plus de 80 % des superficies protégées sont des habitats fauniques, particulièrement les aires de mise bas du caribou au nord du 52e parallèle (cat. VI) et les aires de confinement du cerf de Virginie (cat. IV) (Figure 4). Une autre observation concerne la dimension des aires protégées : 88 % des aires protégées ont moins de 10 km2 chacune; seulement une douzaine de sites ont plus de 500 km2, dont cinq parcs de catégorie II (Figure 5). Actuellement, suivant la classification de l'UICN (1994), 2,75 % du territoire québécois s'avère constitué d’aires protégées. Le gouvernement du Québec prévoit dans le futur augmenter substantiellement cette proportion par l'ajout de nombreux parcs et de plusieurs réserves écologiques (cat. Ia et II), pour près de 60 000 km2, soit 3,53 % de territoire protégé supplémentaire. Déjà, ces nouveaux territoires sont mis en réserve dans le plan d'affectation des terres publiques et ils ne peuvent faire l'objet d'exploitation. Ces projets de parcs et de réserves écologiques préserveront, notamment, des éléments des écosystèmes nordiques. Par ailleurs, les aires de conservation gérées in situ (réserves fauniques, station forestière, ZEC, etc.) et ex situ (jardins zoologiques, jardins botaniques, herbiers, etc.) participent aussi au maintien de la biodiversité notamment sur les terres à vocation forestière en assumant des fonctions tels la gestion plus fine des ressources fauniques, l’expérimentation et l’enseignement de la foresterie, et l’éducation du public. À eux seuls, les territoires délimités à affectation faunique particulière occupent plus de 140 000 km2, soit 8,5 % du territoire québécois. De plus, 90 établissements répartis dans les principales villes du Québec renferment des collections vivantes (zoos, jardins botaniques) et non vivantes (herbiers) d’éléments de la diversité biologique d’ici ou d’ailleurs. Bien que perfectible, le présent répertoire brosse un portrait du réseau actuel d’aires protégées au Québec, ainsi que de celui des aires de conservation gérées. À ces réseaux s’ajoutent également les aires reconnues au niveau international ou national tels les réserves de la biosphère, les sites Ramsar et les rivières du patrimoine canadien (annexe VII). RÉFÉRENCES
1 : Les catégories Ib et V ne sont pas représentées au Québec. | ||||