Les aventures de Rafale
La consommation de la chair de poisson
Juillet
2001 - Voici
maintenant mon grand retour dans la Beauce... TA-DAM!!
C’est l’anniversaire de mon oncle, le père de Robin; il a 40 ans! Ma tante a donc organisé une grande fête avec toute la famille pour le célébrer. Les adultes discutent tranquillement pendant que les jeunes se baignent, jouent à la cachette autour de la maison et font du patin à roues alignées... Ça donne faim tout ça!
Pour plaire à mon oncle, un grand pêcheur, ma tante a préparé du poisson pour tout le monde ! Mon cousin Robin a dévoré sa portion avant même que j’aie terminé d’examiner ce qui se trouve dans mon assiette...
Allez
Rafale, mange! Ça va refroidir!
Je ne suis
pas habitué à manger du poisson, moi!
Mais voyons
Rafale! Ce n’est pas un monstre, c’est un POISSON! Savais-tu que
le poisson est très bon pour la santé? Il est moins gras que les viandes
rouges comme le bœuf ou les viandes blanches comme le poulet, tout en contenant
autant de protéines. Le poisson constitue une bonne source de vitamines et de
sels minéraux et il contient même des oméga-3...
C’est quoi
ça? D’autres petites bibittes!
Franchement!... Les oméga-3 sont des acides gras qui aident à prévenir les maladies
cardio-vasculaires. Je te le répète, le poisson est excellent pour la
santé. C’est mon père qui a pêché cette perchaude-là, alors ne fais pas
le difficile!
Je n’ai pas le choix : Robin insiste tellement. Sous peine de passer pour une poule mouillée, je dois manger ce qu’il y a dans mon assiette... Surprise! C’est très bon! Je décide alors d’aller voir mon oncle pour en savoir davantage sur la pêche.
Robert,
comment tu as fait pour trouver ce très bon poisson?
J’ai
fait comme un million de Québécois : je me suis acheté un permis de
pêche et j’ai mis ma ligne à l’eau... Puis j’ai attendu... Et attendu...
Et attendu...
Mais tu l’as
pêché où ce poisson-là?
Dans le
Saint-Laurent, à la hauteur de Québec.
Dans le
fleuve Saint-Laurent? Je croyais qu’il était pollué le fleuve?
Sur ses rives, il y a plein d’usines qui rejettent des polluants dans l’eau...
Effectivement,
plusieurs usines et même des villes ont longtemps rejeté leurs eaux usées
directement dans le fleuve sans les traiter. Mais depuis une quinzaine d’années,
le ministère de l’Environnement a fait adopter des règlements dont trois
traitant respectivement du mercure, des
BPC
et des pesticides.
La pollution a donc beaucoup diminué dans le fleuve. Par le fait même, la concentration
de polluants dans la chair des poissons a elle aussi été réduite.
Quelles sont
les sources de ces trois contaminants?
Une
certaine quantité de mercure est présente naturellement dans la roche, l’eau
et l’air. Mais des industries et les automobiles en rejettent beaucoup aussi.
Les BPC étaient autrefois utilisés dans les équipements électriques. Ils ont
été dispersés dans l’environnement par des bris d’équipement, des
incendies incontrôlés et les rejets des usines. Ils sont interdits depuis
1980. Enfin, les pesticides se sont retrouvés dans l’eau par le lessivage
des sols sur lesquels ils avaient été répandus.
Est-ce que
cette pollution affecte les poissons?
Malheureusement,
oui. Les polluants s’accumulent au fond de l’eau et les poissons les mangent
avec leur nourriture. Une grande partie des contaminants s’accumule
ainsi dans la chair des poissons.
Est-ce que
tous les poissons sont contaminés?
Tous
ceux qui vivent dans des eaux polluées le sont, mais à différents degrés.
Les poissons qui mangent d’autres poissons le sont encore plus. Imagine :
un poisson a déjà accumulé des contaminants et un autre vient le
manger! Et plus les poissons sont gros et vieux, plus ils risquent d’avoir
accumulé beaucoup de contaminants...
Et ensuite,
nous mangeons ces poissons. N’est-ce pas dangereux pour les humains?
Il
existe un certain risque, puisque nous sommes au bout de la chaîne
alimentaire. On peut prendre certaines précautions, comme manger
uniquement les petits poissons, ou ne pas consommer la graisse de cuisson, car
les contaminants se retrouvent dans le gras des poissons. Mais avant tout, il
faut bien savoir que les bénéfices de manger du poisson sont beaucoup plus
importants que les risques que cela peut représenter... En fait, ce sont les
femmes enceintes et les enfants qui sont les plus sensibles à cette
contamination.
Est-ce qu’il
y a un moyen de connaître le degré de pollution des poissons?
Oui, le
Guide de consommation du poisson de pêche sportive en eau douce suggère
des quantités maximales de repas de poisson par mois aux grands consommateurs.
Plus le poisson est contaminé, moins on doit en manger chaque mois. C’est
simple!
Tout devient
simple quand c’est expliqué de cette façon ! Merci Robert ! Est-ce
que je peux avoir un autre morceau de perchaude?
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Les principales espèces de poissons pêchés au Québec L’achigan à petite bouche, la barbotte brune, la barbue de rivière, le grand Corégone, le doré jaune, l’éperlan arc-en-ciel, l’esturgeon jaune, le grand brochet, l’omble chevalier, l’omble de fontaine, la ouananiche, la perchaude, le poulamon atlantique, le touladi, la truite arc-en-ciel et la truite brune. Pour voir à quoi ressemble chaque espèce, clique ici! |
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Guide de consommation du poisson de pêche sportive en eau douce |
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Le dépliant Connaissez-vous les oméga-3? Moi oui... |
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