.
Le projet de loi adopté aujourd’hui comporte trois volets. Il vient, d’une part, renforcer le régime pénal. Il instaure, d’autre part, un nouveau système de sanctions administratives pécuniaires. Finalement, il renforce les pouvoirs administratifs du ministre, qui pourra désormais intervenir plus rapidement lorsque surviennent des situations ayant un impact sérieux sur l’environnement.
Concrètement, le recours au système pénal sera généralement réservé aux infractions les plus graves en matière d’atteinte à l’environnement et aux manquements qui persisteront malgré l’imposition de sanctions. Il rendra l’ensemble du dispositif d’application de la Loi et de ses règlements plus dissuasif, notamment par une hausse généralisée des niveaux d’amendes.
Le recours aux nouvelles sanctions administratives pécuniaires incitera le responsable d’une infraction à prendre rapidement les mesures requises pour se conformer à la Loi.
« La modernisation de la Loi a été faite de manière à l’adapter aux réalités d’aujourd’hui et à nous donner de meilleurs moyens de la faire respecter. C’est une question de logique, mais aussi d’équité à l’égard de toutes les entreprises respectueuses de l’environnement. Désormais, les sanctions seront non seulement plus sévères, mais elles reflèteront plus fidèlement la gravité des infractions commises. Nous appliquons l’un des principes fondamentaux du développement durable, c’est-à-dire celui du pollueur-payeur », a conclu le ministre Arcand.
- 30 -